Dans un développement surprenant, la directrice adjointe de la Free Home Elementary School de Canton, en Géorgie (États-Unis), se retrouve au cœur d’une affaire de vol à l’étalage survenue dans un supermarché Walmart. Courtney Shaw, âgée de 47 ans, est accusée d’avoir employé une méthode astucieuse pour soustraire des articles d’une valeur totale de 868,45 €, en utilisant une technique nommée « superposition ». Cette affaire soulève des questions quant aux implications éthiques et professionnelles pour les responsables de l’éducation, rapporte TopTribune.
Récit des événements
Les actes reprochés à Courtney Shaw se seraient produits entre le 2 novembre et le 31 décembre 2025. En recourant aux caisses automatiques de Walmart, elle aurait utilisé la technique de superposition de produits, ne scannant qu’un seul article alors qu’elle en emportait plusieurs (technique également connue sous le nom de « stacking »). Au total, Courtney Shaw est suspectée d’avoir dérobé 98 articles. Elle a été interpellée en fin d’année suite à une enquête menée par le bureau du shérif du comté de Cherokee.
Sa carrière dans le domaine éducatif a débuté en 2000, et elle avait été promue principale adjointe à plein temps de son établissement en 2024. Suite à ces accusations, elle a été placée en congé administratif par le district scolaire du comté de Cherokee, en attendant l’issue de l’enquête.
Enquête et éléments de preuve
L’identification de Shaw a été facilitée grâce aux enregistrements vidéo de surveillance du supermarché. Ces vidéos ont été comparées à la base de données des permis de conduire, permettant ainsi de confirmer son identité. De plus, deux véhicules, un Ford F-150 et un Jeep Grand Cherokee, observés devant son domicile le 14 janvier, ont été retrouvés en correspondance avec les images du parking de Walmart, ce qui a renforcé l’argument de sa présence sur les lieux.
Le district scolaire a réagi avec fermeté, affirmant que tout comportement inapproprié « ne sera jamais toléré ». Leur déclaration souligne les valeurs qu’ils attendent de la part de leurs employés, notamment pour des rôles à haute responsabilité comme celui occupé par Courtney Shaw.
Conséquences judiciaires et perspectives
L’accusation de vol à l’étalage portée contre Courtney Shaw pourrait engendrer des poursuites sérieuses. En vertu de l’article 311-3 du Code pénal, le vol à l’étalage implique la soustraction frauduleuse d’objets exposés à la vente. La sanction maximale pour un vol simple peut atteindre jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et une amende s’élevant à 45 000 €. Si la valeur des articles volés est inférieure à 300 €, une amende forfaitaire de 300 € pourrait être proposée pour éviter un procès.
En cas de circonstances aggravantes (usage de violence, effraction ou complicité d’un mineur), les peines pourraient atteindre jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende. Pour l’instant, la situation de Shaw ne semble pas comporter de telles aggravations, mais l’issue de l’enquête reste incertaine.