Un touriste français provoque des dégâts écologiques en Islande
Un touriste français est au cœur d’une vive polémique en Islande après avoir circulé sur un site naturel protégé dans les Hautes-Terres, causant d’importants dégâts à un écosystème particulièrement fragile. Malgré une première amende, l’homme a poursuivi ses agissements, suscitant la colère des habitants, des défenseurs de l’environnement et des autorités islandaises, rapporte TopTribune.
Le français a sillonné des zones naturelles protégées à bord de deux véhicules tout-terrain Land Rover Defender, ravageant ainsi le terrain et détruisant la végétation. Il a diffusé les images de ses méfaits sur les réseaux sociaux avant de recevoir une amende de 300 000 ISK (environ 2100 euros). Cependant, malgré cette sanction, il a continué à détruire des paysages, selon des sources locales.
« Ce ne sont pas des touristes. Ce sont des grizzlis, » déclare le photographe Páll Stefánsson. « Ils se disent aventuriers, mais ils n’ont aucun respect pour la nature. Je ne comprends pas cela. » L’artiste souligne la grande fragilité de cet écosystème : « Dans le Grand Nord, la régénération de la mousse prend des décennies. Ces dégâts sont irréversibles. »
Le photographe Klemenz Geir Klemenzson ajoute que cela représente « le pire exemple de conduite hors piste », un comportement redouté chaque été par les défenseurs de l’environnement.
Réactions des autorités islandaises
Face à cette situation, l’inaction perçue des autorités islandaises a provoqué de vives réactions. Le ministre de l’Environnement, Jóhann Páll Jóhannsson, a finalement réagi par communiqué : « La conduite hors piste laisse des traces dans les paysages pouvant mettre des années à s’effacer. Si vous venez en Islande, vous êtes les bienvenus pour profiter de notre nature, mais vous devez la respecter. Sinon, vous n’êtes pas les bienvenus ici. » Le gouvernement s’engage à renforcer les contrôles et les sanctions.
Þorgerður María Þorbjarnardóttir, présidente de l’Association islandaise pour l’environnement Landvernd, a également souligné que les dégâts causés par les véhicules sont fréquents durant l’été, et que la réparation est parfois impossible, notamment dans les zones végétalisées.
« Les Français devraient être au courant de cela, et j’espère qu’ils se feront réprimander à leur retour en France, » conclut Páll Stefánsson. « On ne va pas dans un autre pays pour dire ‘Va te faire foutre !' »