Un Italien a enlevé son ex-compagne, l’a ligotée avant de la placer dans le coffre de sa voiture, puis l’a précipitée dans le vide d’un viaduc avant de mettre fin à ses jours. Dimanche 6 septembre, les enquêteurs ont reconstitué les dernières heures de la quadragénaire, rapporte TopTribune.
Elle a passé vingt minutes au téléphone avec les services d’urgence, alertant les policiers de son enlèvement par Federico Vella, qui se dirigeait vers l’autoroute A1 près de Florence. Quelques minutes plus tard, Lorena Isceri sera jetée dans le vide depuis un viaduc, et Federico Vella se suicidera également.
Les enquêteurs de la squadra mobile ont examiné les circonstances entourant le drame. Lorena venait de rentrer de son travail lorsque Federico l’a attaquée dans le parking de sa résidence. Il a frappé son ex-compagne, ligoté ses poignets et ses chevilles avec des colliers de serrage, et l’a enfermée dans le coffre de son SUV.
La quadragénaire parvient à contacter les secours
Dans un moment désespéré, Lorena réussit à utiliser son téléphone pour alerter un ami, puis compose le 112, déclarant : « Il m’a enlevée. Il va me tuer. » La ligne reste ouverte pendant vingt minutes, permettant aux policiers de localiser l’appel.
Le véhicule se dirige alors vers le viaduc de Barberino di Mugello. Un automobiliste aperçoit Federico Vella et avertit les forces de l’ordre, mais à leur arrivée, Lorena est déjà tombée. Son corps a été projeté au-delà de la barrière du viaduc.
Des négociations avec la police
Tandis que les policiers tentent de négocier avec Federico, ce dernier envoie un message à la mère de Lorena, déclarant : « Lorena est morte. » Il appelle ensuite sa propre mère. Celle-ci alerte les secours en affirmant que son fils a tué son ex-fiancée.
Les autorités tentent de dissuader Federico de sauter, mais il finit par se jeter dans le vide.
« Adieu à tous »
Pour comprendre cette violence extrême, les enquêteurs ont analysé les semaines précédentes. Mi-août, Lorena avait quitté Federico après avoir suspecté une infidélité. Malgré ses appels répétés pour la reconquérir, elle n’a pas porté plainte, bien qu’elle ait partagé ses inquiétudes avec des amis concernant son comportement, qu’elle jugeait anormal.
Les autorités italiennes considèrent que l’enlèvement et le meurtre ont été prémédités. Federico avait été suivi par un psychiatre et avait laissé un message sinistre sur les réseaux sociaux : « Adieu à tous. »