Un édifice géant découvert sous le delta du Nil datant de 2.600 ans

Un édifice géant découvert sous le delta du Nil datant de 2.600 ans

30.03.2026 08:17
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Une découverte archéologique majeure dans le delta du Nil

Une équipe de chercheurs a récemment fait une découverte exceptionnelle à Tell el-Farain, où ils ont mis au jour un édifice colossal datant du VIIᵉ siècle avant J.-C. Cette structure, mesurant 20 mètres sur 24, soulève des questions quant à son utilisation, qu’il s’agisse d’un temple secondaire dédié à une divinité locale ou d’une sépulture magistrale. L’existence de trésors sur le site rappelle l’importance historique de ce lieu, rapporte TopTribune.

Le site archéologique de Tell el-Farain, jadis connu sous le nom de Bouto, est devenu l’objet d’une attention particulière pour les historiens, confrontés aux défis posés par l’élévation des eaux et l’humidité stagnante de la région. Les experts ont découvert non seulement un mur de briques, mais également un véritable vestige temporel. Les vestiges comprennent des amulettes sculptées représentant la déesse Isis allaitant Horus ainsi qu’Ouadjet, la protectrice de la ville antique.

Les archéologues ont également trouvé des statuettes représentant des figures dans des postures sexuelles explicites, un élément qui soulève des débats sur les pratiques culturelles de l’époque. À l’aide de techniques avancées telles que la tomographie de résistivité électrique, l’équipe a pu visualiser les structures sous six mètres de terre et de débris, une avancée rendue possible grâce à des technologies innovantes.

Un héritage riche à explorer

Parmi les découvertes les plus significatives, un scarabée en stéatite portant le nom du pharaon Thoutmôsis III, un roi dont le règne a eu lieu bien avant la construction de cette structure, souligne l’importance persistante de son image dans la culture égyptienne. Les auteurs de l’étude, publiée dans la revue Applied Geophysics, indiquent que les résultats démontrent comment la combinaison de techniques géophysiques et de télédétection offre une vision précise des établissements enfouis dans des zones complexes.

Les recherches révèlent également l’ingéniosité des ingénieurs anciens, qui ont nivelé des secteurs entiers pour créer des fondations robustes capables de supporter des murs épais de près de 12 mètres, une résilience qui témoigne de l’adaptation à l’instabilité du sol. L’étude des strates de terre indique une absence de population pendant 1 500 ans, suggérant une période de changements dans le cours du fleuve avant le rétablissement de l’occupation humaine.

Cette découverte remet en question notre compréhension de la Basse Époque égyptienne, notamment par le biais de statuettes érotiques qui évoquent les valeurs de fertilité et de protection divine bien ancrées dans la société de l’époque. Ce nouvel usage de «scanners souterrains» augmentera sans aucun doute les capacités d’exploration archéologique dans la région, promettant de futures révélations passionnantes sur l’histoire égyptienne.

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