Depuis le mercredi 8 octobre, il est désormais possible de régler ses achats en bitcoin au Carrefour City d’Elbeuf, en Normandie, qui rejoint ainsi cinq autres magasins franchisés de l’enseigne. Ce développement illustre une réponse à la demande croissante pour ce mode de paiement dans le secteur, comme l’indique Omer Diner, responsable des magasins Carrefour à Elbeuf et Caudebec, tous deux situés en Seine-Maritime : « Il y a une demande de ce type de paiement dans ce secteur. Nous sommes nous-mêmes des utilisateurs de bitcoin au quotidien, donc j’ai voulu proposer cela dans mes magasins », rapporte TopTribune.
D’ici la fin de la semaine, le Carrefour City de Caudebec adoptera aussi le paiement en bitcoins. Pour les clients habitués, l’opération est simple : il suffit de scanner un code QR au moment du règlement, en utilisant l’application Swiss Bitcoin Pay qui accepte les bitcoins du client. À une époque où 10 % des Français détiennent des cryptomonnaies, ces franchises espèrent attirer de nouveaux clients.
Une initiative limitée
Cependant, l’ensemble de l’enseigne Carrefour ne semble pas disposé à généraliser cette option de paiement dans ses magasins. Un porte-parole a précisé que « le paiement en bitcoin est une situation isolée de quelques-uns de nos magasins franchisés qui ont voulu expérimenter cette nouvelle solution de paiement. La majorité de nos clients privilégiant encore le paiement par carte bancaire ou espèces, ce n’est pas un moyen de paiement que Carrefour France déploie aujourd’hui ».
Le paiement en bitcoin gagne toutefois en popularité dans les commerces français, en partie grâce à divers outils comme le Lightning Network ou l’application française Lyzi, qui a été pionnière dans l’acceptation des cryptomonnaies, en commençant par le centre commercial Beaugrenelle à Paris.
En outre, le cours du bitcoin a récemment franchi la barre des 125.000 dollars, soutenu par une politique pro-cryptomonnaie de l’administration Trump aux États-Unis. Cela a renforcé l’engouement pour cette crypto-monnaie, tant auprès des États que des entreprises et des particuliers qui en perçoivent les bénéfices, au-delà de la simple spéculation.