Canicule en France : Thomas Ménagé critique la gestion de l’État
Lors d’une interview aux « 4V » sur France 2 le mardi 30 juin, Thomas Ménagé, député du Loiret et porte-parole du groupe RN à l’Assemblée nationale, a dénoncé la gestion de la canicule, affirmant qu’elle reposait principalement sur les soignants plutôt que sur des actions gouvernementales. Il a proposé un plan ambitieux de climatisation des bâtiments publics et a plaidé pour remplacer MaPrimeRénov’ par des prêts à taux zéro pour financer la rénovation énergétique, rapporte TopTribune.
La France a connu une canicule d’une intensité qualifiée d’historique, soulevant des questions sur la protection des populations vulnérables et l’état des infrastructures face à des températures extrêmes. Ménagé a souligné que, malgré les efforts des personnels soignants, la situation était loin d’être satisfaisante, avec des écoles fermées et des hôpitaux non climatisés.
Il a déclaré : « On ne peut pas se féliciter d’une situation de plus de 1 000 morts supplémentaires, et ce n’est qu’un bilan provisoire. » Bien que certains progrès aient été réalisés dans des EHPAD grâce à des espaces climatisés, de nombreux cas d’hyperthermie chez les personnes âgées dans les établissements non équipés ont été rapportés.
Le député a imputé la responsabilité des morts à ceux qui n’ont pas pris les mesures nécessaires pour garantir la climatisation des lieux accueillant des personnes vulnérables. Il a cité la réglementation RE 2020, mise en place par Édouard Philippe, qui limite la climatisation des nouveaux bâtiments. « Ceux qui n’ont pas mis tout en œuvre pour que l’ensemble des endroits qui accueillent des personnes vulnérables soient climatisés… sont responsables », a-t-il ajouté.
Ménagé a insisté sur le fait que son parti avait depuis longtemps proposé un plan de climatisation, qui aurait inclus un financement adéquat pour rendre ces infrastructures efficaces face à la chaleur. Ce plan comprend une proposition de 10 milliards d’euros pour les lieux vulnérables, qui nécessiterait un soutien direct de l’État pour les établissements publics tels que les EHPAD et les écoles.
En matière de rénovation énergétique, il a critiqué la dépendance de l’État à MaPrimeRénov’, soutenant que cette aide avait donné lieu à trop peu de rénovations effectives. « Il n’y a plus d’argent magique. Pas pour des rénovations merdiques », a-t-il commenté, soulignant la nécessité de repenser le financement de la rénovation thermique, basé sur des prêts à taux zéro permettant aux particuliers d’améliorer leur confort de vie.