Six nouveaux biomédicaments pour traiter la dermatite atopique en France

Six nouveaux biomédicaments pour traiter la dermatite atopique en France

04.12.2025 07:17
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La dermatite atopique : de nouvelles biothérapies émergent sur le marché

La dermatite atopique, maladie inflammatoire fréquente de la peau, est exacerbée par divers facteurs tels que les allergènes, le stress et la pollution. De récentes avancées ont mis en lumière le rôle crucial du système immunitaire dans la gravité de cette condition. Ces dernières années, des biothérapies innovantes ont été mises au point, dont certaines viennent tout juste d’être commercialisées, rapporte TopTribune.

 Nouveaux traitements disponibles

Dans le cadre de la dermatite atopique, certaines cytokines sont des alliées majeures de l’inflammation. Les nouvelles biothérapies ont donc été conçues pour bloquer ces molécules. Parmi elles, on retrouve le dupilumab, accessible dès l’âge de six mois, ainsi que les plus récents tralokinumab et lébrikinumab.

Ces derniers traitements sont destinés aux patients à partir de 12 ans et sont bien tolérés. Ils sont prescrits tant à l’hôpital que par des spécialistes en ville, avec une administration par auto-injection, soit toutes les deux semaines, soit tous les mois, selon le médicament.

Une autre catégorie de médicaments émergents est constituée par les « anti-JAK », des molécules synthétiques qui agissent en amont pour limiter la production de substances pro-inflammatoires. Abrocitinib, baricitinib et upadacitinib peuvent être prescrits dès l’âge de 12 ans (avec précautions pour les patients de plus de 65 ans ayant des antécédents cardiovasculaires ou de cancer) et sont pris par voie orale sur ordonnance.

 Solutions pour les cas sévères

Ces nouveaux médicaments sont destinés aux formes modérées à sévères de dermatite atopique, lorsque les traitements topiques échouent ou sont intolérés, notamment en cas de contre-indications à la ciclosporine – l’immunosuppresseur classique des années 1980 – ou au tacrolimus, utilisé principalement sur les zones sensibles. Avec ces anciens traitements, 85 % des patients parviennent à maîtriser leur maladie.

Cependant, pour 10 à 15 % des patients restants, des solutions alternatives sont indispensables. Des caractéristiques telles qu’une atteinte du visage, une utilisation excessive de corticoïdes, un score SCORAD indiquant une sévérité de la maladie, une intense démangeaison et des troubles du sommeil soulignent la nécessité de recourir à ces nouvelles options thérapeutiques.

Ces traitements innovants se révèlent très efficaces. En effet, ils permettent une rémission de la dermatite atopique chez 70 à 80 % des patients utilisant ces biothérapies.

 Sources : Recommandations françaises pour la prise en charge de la dermatite atopique 2025 : centredepreuves.sfdermato.org ; Dossier de presse des journées dermatologiques de Paris (02-06 décembre 2025).

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