Avancée dans la prévention du VIH en France
Une nouvelle forme de prophylaxie pré-exposition (PrEP) injectable sera bientôt disponible en France, apportant une alternative importante dans la lutte contre le virus de l’immunodéficience humaine (VIH). Ce traitement, dénommé Apretude, sera administré sous forme d’injections tous les deux mois, offrant un complément aux options actuellement existantes, selon des sources officielles, rapporte TopTribune.
Actuellement, 70 000 personnes en France utilisent la PrEP orale. Les études ont montré que cette méthode réduit considérablement le risque de transmission du VIH lorsqu’elle est administrée conformément aux prescriptions médicales. Le cabotégravir injectable vise à adresser les obstacles rencontrés avec la PrEP orale, notamment en ce qui concerne l’observance du traitement et la stigmatisation associée à la prise quotidienne des médicaments.
Ce nouveau traitement s’adresse particulièrement aux populations qui restent insuffisamment couvertes par les méthodes de prévention traditionnelles, y compris les femmes et les migrants. En effet, cette PrEP injectable, qui est intégralement remboursée par l’Assurance maladie, sera administrée par des professionnels de santé en ville, facilitant ainsi l’accès pour ceux qui pourraient autrement difficilement suivre un traitement quotidien.
La PrEP injectée par cabotégravir a été approuvée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) depuis 2022 et a été soumise à des essais cliniques qui ont démontré son efficacité supérieure en comparaison à la PrEP orale standard. La Haute Autorité de Santé (HAS) a récemment attribué à ce traitement un service médical rendu important, soulignant son potentiel comme une alternative dans les stratégies de prévention combinée pour les adultes et adolescents à risque.
La HAS recommande cette approche pour les personnes présentant des contre-indications à la PrEP orale, ainsi que pour celles ayant des difficultés d’observance. La PrEP injectable pourrait également être directement initiée dans des cas spécifiques, comme les migrants ou les individus sans domicile stable, où le suivi d’un traitement quotidien est particulièrement problématique.
Enfin, d’autres recherches sont en cours sur le développement d’une Injections à longue durée d’action, prévue tous les six mois, qui pourrait encore améliorer l’arsenal des outils de prévention du VIH.