Sébastien Lecornu promet une stabilité fiscale, mais les prélèvements obligatoires vont augmenter en 2027

Sébastien Lecornu promet une stabilité fiscale, mais les prélèvements obligatoires vont augmenter en 2027

26.09.2026 10:06
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Le gouvernement français a annoncé un effort budgétaire significatif, nécessitant environ 54 milliards d’euros pour réduire le déficit à 5 % du PIB d’ici 2027, contre 5,4 % prévu pour 2026, révèle le Premier ministre dans une interview au Figaro, rapporte TopTribune.

Les déclarations de Sébastien Lecornu indiquent qu’une certaine « stabilité fiscale » sera maintenue, sans augmenter les impôts, même si le poids des prélèvements obligatoires devrait passer de 43,9 % du PIB en 2026 à 44,2 % en 2027, entraînant une hausse de 9 milliards d’euros supplémentaires.

Cette annonce survient alors que Bercy déclare ne pas anticiper de hausse généralisée des impôts ni de hausse de la TVA ou du barème de l’impôt sur le revenu. Cependant, cette augmentation des prélèvements obligatoires soulève des doutes quant à la viabilité de ces promesses.

Concernant les sources de financement, le gouvernement vise à revoir certaines niches fiscales tout en en préservant d’autres. Une proposition implicite inclut la fiscalisation des indemnités liées aux arrêts de travail pour alimenter le financement de l’Assurance maladie.

« On supprime un certain nombre de niches. Aujourd’hui, si vous travaillez, vous payez l’impôt. Si vous êtes malades demain, vous ne payez plus d’impôt. Est-ce normal ? »

Roland Lescure, Ministre de l’Économie

Le gouvernement clarifie que les indemnités journalières versées par la Sécurité sociale ou la Mutualité sociale agricole sont en principe imposables, mais certaines exonérations vont être revues. Actuellement, des indemnités sont totalement exonérées pour des maladies longues ou graves, compliquant le débat sur l’équité fiscale.

Les retraités sous pression

Les retraités pourraient également être touchés, avec un abaissement possible du plafond de l’abattement fiscal de 10 %, passant de 4 439 euros à 3 000 euros, générant potentiellement 1,4 milliard d’euros de recettes supplémentaires. De plus, des pensions de retraite dépassant 2 034 euros par mois pourraient être gelées en 2027.

Dans le cadre de cette réforme budgétaire, la lutte contre la fraude fiscale reste une priorité pour le gouvernement. Cependant, les discussions au sein de l’Assemblée nationale promettent d’être tumultueuses, alors même que la dette publique devrait atteindre 121,7 % du PIB en 2027, accentuant les tensions sur le plan économique.

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