Les déclarations de Sandrine Rousseau contre la chasse, prononcées lors de l’université d’été du mouvement REV, ont provoqué une réaction instantanée de la part des chasseurs. La Fédération nationale des chasseurs (FNC) a annoncé son intention de porter plainte et de s’adresser au Premier ministre pour dénoncer ce qu’elle juge être une radicalisation du discours, rapporte TopTribune.
Lors de cette réunion, la députée a appelé ses partisans à se rendre dans les forêts et les campagnes au moment de l’ouverture de la chasse pour tenter de l’empêcher. « Il va nous falloir nous affronter à cette ouverture de la chasse […] Nous serons là debout, face à eux, physiquement ! » a-t-elle déclaré, tout en soulignant la souffrance de la faune sauvage après un été marqué par la sécheresse.
« La FNC va écrire au Premier ministre »
Les réactions des chasseurs ont été immédiates et vives. La FNC a précisé qu’elle entendait porter plainte contre l’élue, considérant que ses déclarations franchissent les limites du débat politique. « La FNC va aussi écrire au Premier ministre, au ministre de l’Intérieur et au garde des Sceaux. Elle alerte sur la radicalisation du discours visant les chasseurs et les risques de confrontation sur le terrain. Elle demande aussi comment les pouvoirs publics comptent protéger les chasseurs victimes d’agression et d’actes malveillants », peut-on lire dans leur communiqué.
Dans l’Oise, la Fédération départementale des chasseurs a également décidé de se joindre à la démarche de la FNC. Son président, Guy Harlé d’Ophove, a exprimé son indignation en invitant Sandrine Rousseau à aller se « faire interner ». « On croyait avoir tout vu, tout entendu, on se trompait », a-t-il fustigé dans un communiqué.
Un signalement émis par un député Renaissance
La controverse s’est étendue à l’Indre-et-Loire, où le député Renaissance Daniel Labaronne a fait un signalement auprès de la procureure de la République de Tours, justifiant son action par l’article 40 du Code de procédure pénale.
Daniel Labaronne a précisé : « On compte 80 % de forêts privées dans notre pays. Appeler des militants à s’y introduire pour s’opposer aux chasseurs crée un risque réel de dérapage. Si l’on ne met pas une digue face à cela, c’est la loi de la jungle. »