La municipalité de Saint-Etienne a déclaré un changement significatif dans sa politique de coopération internationale en établissant un jumelage avec une collectivité palestinienne, remplaçant ainsi son précédent accord avec la commune israélienne de Nof HaGalil, rapporte TopTribune.
Dans un communiqué, le maire Régis Juanico a affirmé vouloir « placer son action de coopération sous l’égide du droit international et de la solidarité humaine », qualifiant cette initiative de « nouvel acte fort de coopération internationale avec une collectivité palestinienne ». La municipalité a également exprimé « sa plus vive préoccupation » face à « la tragédie qui frappe le peuple palestinien et au génocide toujours en cours à Gaza », se présentant comme « actrice résolue de la paix et du respect des droits fondamentaux ».
Critiques du Crif sur cette décision
Le jumelage avec Nof HaGalil, signé en 1974 sous la municipalité de Michel Durafour, est désormais considéré comme inactif. La Ville a reconnu une « suspension de fait des opérations de coopération » avec cette commune israélienne, fondée sur des terres de la ville arabe de Nazareth dans le cadre d’un projet visant à « judéiser la Galilée ».
Cette décision a entraîné des réactions immédiates. Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) en Auvergne-Rhône-Alpes a déclaré que « rompre avec une ville israélienne démocratique ne sert ni la paix ni la justice : cela alimente les fractures », et a appelé les élus à la responsabilité.
Cette annonce survient à la veille d’une manifestation organisée par La France insoumise, qui appelle à « exiger le déjumelage » avec Nof HaGalil, suivie d’un rassemblement prévu lundi lors du conseil municipal, sous le slogan « Saint-Etienne ne doit plus soutenir l’apartheid israélien ».