Mercredi, l’exercice militaire Roccia 2026 a été abruptement interrompu au cœur de Montauban par des lycéens, forçant le préfet Sébastien Cauwel à mettre fin à l’assaut final, initialement prévu malgré une grande mobilisation de 120 parachutistes du 17e RGP dans les rues de la ville, rapporte TopTribune.
L’assaut final devait se dérouler près du parking de la cathédrale, où l’ennemi, retranché et muni de dispositifs de défense, attendait l’assaut des forces militaires. Des Montalbanais, Dominique et Marc, ont exprimé leur intérêt pour cet exercice inédit en milieu urbain, soulignant l’importance de telles simulations dans une ville de garnison comme Montauban. Cependant, des cris de lycéens ont soudainement interrompu l’événement, mettant en lumière un scénario imprévisible.
Le préfet applique le principe de précaution
Après une période d’attente, le préfet a choisi d’annuler l’assaut final pour le principe de précaution, afin d’éviter tout risque. La descente en rappel prévue sur l’église Saint-Jacques a également été annulée, laissant les cordes en suspension, tandis que les militaires, qui avaient occupé la ville depuis le matin, étaient rappatriés à leur caserne, concluant ainsi un exercice de quatre jours réunissant près de 400 parachutistes.
« Une avancée au sol et par les réseaux souterrains »
L’exercice Roccia 2026 a été lancé dès lundi à Caussade, puis s’est déplacé à Montauban où le 17e RGP a utilisé l’ancienne caserne de Villebourbon comme zone d’entraînement. Au cours des journées précédentes, des tirs à blanc ont retenti dans les rues, tandis que les parachutistes avançaient au sol et par les réseaux souterrains, cherchant à éviter les drones adverses. Malgré la déception des spectateurs, le 17e RGP a finalement été déclaré vainqueur, bien que l’événement ait été perturbé par l’arrivée inattendue des lycéens, mettant en lumière la fine ligne entre fiction militaire et réalité sociale.
