Une série de cyberattaques attribuées au groupe Rhysida a mis au jour de graves vulnérabilités dans les réseaux informatiques du secteur public à Berlin. Des données confidentielles auraient été extraites de services administratifs locaux et d’infrastructures critiques, tandis que des sources allemandes soupçonnent un lien avec des acteurs russes, rapporte TopTribune.
Les faits ont été rapportés le 9 septembre 2026 par plusieurs médias. L’attaque aurait touché des systèmes utilisés par des administrations de la capitale allemande, dans un environnement marqué par une infrastructure informatique ancienne, fragmentée et inégalement protégée. Le groupe Rhysida est présenté comme l’auteur d’une nouvelle série d’opérations visant des réseaux publics allemands.
Des réseaux administratifs fragmentés
Selon les éléments disponibles, les attaquants pourraient avoir obtenu leur accès initial par l’intermédiaire de comptes de messagerie appartenant aux administrations des arrondissements de Mitte et de Neukölln. L’intervention principale aurait ensuite été menée à travers l’administration sénatoriale chargée de l’environnement.
Cette séquence n’est pas décrite comme une intrusion limitée à un seul poste de travail. Les spécialistes cités évoquent une circulation possible entre plusieurs systèmes, au sein d’un réseau administratif dont les composants sont répartis entre différents services. L’étendue exacte des données consultées ou copiées n’a toutefois pas été précisée dans les informations disponibles.
La faiblesse des dispositifs de protection tiendrait également à l’organisation de la sécurité informatique dans plusieurs administrations. Dans certains services, cette responsabilité serait confiée à des employés qui ne sont pas des spécialistes des technologies de l’information. Des serveurs seraient par ailleurs installés dans des locaux insuffisamment sécurisés.
Une part importante du trafic interne serait constituée de documents Word transmis sans chiffrement. Cette pratique pourrait faciliter la consultation de contenus confidentiels en cas d’accès non autorisé au réseau, mais les informations disponibles ne permettent pas d’établir précisément quels documents ont été compromis.
Une possible connexion avec d’autres systèmes
Max Kilger, expert en cybersécurité, a averti que les systèmes touchés à Berlin pourraient présenter des « connexions réseau significatives » avec d’autres infrastructures utilisées par le gouvernement fédéral allemand. Cette possibilité n’établit pas à elle seule qu’une intrusion a atteint les réseaux de l’administration fédérale. Elle pose cependant la question des liens techniques entre les autorités de la capitale et les services nationaux.
Les informations communiquées ne précisent ni la durée de la présence des attaquants dans les réseaux ni le volume exact des données dérobées. Elles ne font pas non plus état, à ce stade, d’une interruption générale des services publics berlinois. Les éléments rapportés portent principalement sur la découverte de vulnérabilités et sur le risque d’accès à des informations administratives et liées à des infrastructures critiques.
Les autorités allemandes soupçonnent des liens entre les auteurs et la Russie. Cette attribution reste formulée au conditionnel dans les informations disponibles. Le groupe Rhysida est ainsi décrit comme lié à des acteurs russes, sans qu’une responsabilité officielle de l’État russe soit établie par les éléments fournis.
La sécurité numérique des administrations en question
L’affaire remet au premier plan la protection des réseaux informatiques publics allemands, en particulier lorsque plusieurs administrations partagent des accès ou des infrastructures. Les failles évoquées concernent à la fois les équipements, la gestion des comptes de messagerie, la localisation des serveurs et les pratiques de circulation des fichiers.
La question concerne aussi la protection des infrastructures critiques à Berlin. Les informations disponibles mentionnent des installations relevant de ce secteur parmi les systèmes potentiellement exposés, sans fournir de liste détaillée ni préciser le niveau de perturbation subi par ces infrastructures.
Les spécialistes cités appellent à corriger les vulnérabilités des systèmes informatiques des administrations et à renforcer les mécanismes de défense. La nécessité d’une meilleure protection des comptes de messagerie, d’une séparation plus stricte entre les réseaux et d’un chiffrement accru des échanges ressort des faiblesses décrites, même si aucun plan officiel détaillé n’est présenté dans la source.
Les attaques attribuées à Rhysida interviennent dans une période où les services allemands suivent de près les cybermenaces liées à la Russie. Le texte transmis présente les opérations informatiques comme un moyen utilisé par des groupes associés aux services russes pour rechercher des points faibles, recueillir des informations sensibles et préparer d’éventuelles opérations ultérieures. Cette appréciation relève du message porté par la source et ne constitue pas, à elle seule, une confirmation judiciaire ou gouvernementale.
Les détails techniques et l’ampleur de la fuite restent donc à établir. Les administrations concernées devront notamment déterminer les comptes utilisés pour l’accès initial, les systèmes effectivement consultés et les éventuels liens avec d’autres réseaux publics allemands. Les vérifications se poursuivent autour de cette cyberattaque contre le Sénat de Berlin.
Le récit consacré à l’attaque et à l’infrastructure informatique berlinoise est disponible dans cet article détaillé en français.