En Belgique, un homme a été victime d’une arnaque sentimentale en ligne, se croyant en relation amoureuse avec la chanteuse Céline Dion. Il a perdu plus de 10 000 euros en cartes-cadeaux, convaincu de soutenir l’artiste contre un réseau de cybercriminalité, rapporte TopTribune.
Se croire aimé d’une star peut coûter une fortune. Cet individu a épuisé toutes ses économies en pensant venir en aide à Céline Dion, face à un vaste réseau d’escrocs. La situation a atteint son paroxysme le jour du Réveillon 2025, lorsque sa fille Karla a partagé que son père, persuadé qu’un taxi l’emmènerait à un jet privé affrété par la chanteuse, a attendu désespérément sans qu’aucun service ne vienne le chercher.
Le piège d’un faux jet privé
Toutefois, la victime persiste à croire à sa mission, persuadé d’aider financièrement Céline Dion. Selon lui, il devrait souvent venir à son secours car son équipe de management contrôlerait ses finances, la laissant régulièrement sans ressources. Pour cela, il achète des cartes-cadeaux de 200 à 300 euros chez Carrefour et envoie les codes à travers leur messagerie. À ce jour, il aurait dépensé au moins 10 000 euros.
Cette escroquerie, communément désignée sous le terme de lovescamming, a des conséquences dévastatrices pour les familles. Au-delà des pertes financières, la victime envoie également des photos, des adresses et des anecdotes sur ses proches. « Résultat, nous ne nous sentons plus en sécurité », déclare Karla, inquiète pour la sécurité de sa famille.
Emprise, honte et « coût irrécupérable »
Selon Catherine Van de Heyning, procureure du Roi dans la section de cybercriminalité d’Anvers, ce phénomène est largement sous-évalué : « Beaucoup de situations ne sont jamais signalées, car les gens ont honte. » Elle souligne également le mécanisme psychologique du « coût irrécupérable », où accepter d’avoir été dupé est plus difficile que de continuer à investir : « Je persiste à investir dans une cause perdue simplement parce que j’y ai déjà consacré beaucoup de temps, d’argent ou d’énergie. »
Face à cette emprise psychologique, la fermeture des comptes bancaires s’avère souvent être le dernier recours pour freiner l’hémorragie financière.