Rassemblement à Saint-Denis contre le racisme suite à des attaques racistes contre le maire Bally Bagayoko

Rassemblement à Saint-Denis contre le racisme suite à des attaques racistes contre le maire Bally Bagayoko

04.04.2026 15:16
1 min de lecture

Rassemblement à Saint-Denis contre le racisme suite à des attaques médiatiques

Un rassemblement contre le racisme s’est tenu à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) le 4 avril 2026, initié par le nouveau maire LFI Bally Bagayoko, suite à des propos racistes proférés à son encontre sur CNews, rapporte TopTribune.

La manifestation a débuté à 14 heures sur le parvis de la mairie et a rassemblé plusieurs syndicats et associations, en présence de personnalités politiques de gauche, dont Jean-Luc Mélenchon, Mathilde Panot et Marine Tondelier. Bally Bagayoko a affirmé devant la foule : « Nous venons dire avec fermeté et de manière définitive notre attachement viscéral aux valeurs de la République ».

Le maire avait lancé cet appel à la mobilisation sur Instagram le 29 mars, en réponse aux attaques racistes qu’il avait subies. Ces attaques comprenaient des comparaisons dégradantes de la part de certains intervenants sur CNews, comme le psychologue Jean Doridot qui l’a assimilé à un mammifère et le philosophe Michel Onfray qui l’a qualifié de « mâle dominant ».

Face à ses soutiens, il a déclaré : « Trop c’est trop, cela doit cesser. Nous sommes purement et simplement des Français à part entière, et si cela dérange – y compris un certain nombre de racistes – cela nous indiffère. » Il a également souligné que « les institutions, année après année, sont défaillantes, voire complices. »

Jean-Luc Mélenchon a ensuite pris la parole, dénonçant une vague de « racisme écœurant » dirigée contre Bagayoko : « Il n’y a pas deux catégories de Français, ce peuple est le nôtre, ce pays est le nôtre, cet homme est le nôtre et il parle pour nous tous », a affirmé l’ancien candidat à la présidence.

La situation a pris une tournure judiciaire après que le maire ait déposé une plainte contre CNews et les intervenants mentionnés. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion ». Le préfet s’est également constitué partie civile, comme l’avait demandé le Premier ministre, Sébastien Lecornu. En réaction, CNews a formellement contesté l’idée que des propos racistes aient été diffusés sur son antenne.

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