Proposition de nationalisation d’ArcelorMittal : Un projet en attente au Sénat
Le 29 novembre 2025, Aurélie Trouvé, députée de La France insoumise (LFI), a déclaré sur France Inter que si la nationalisation d’ArcelorMittal n’est pas réalisée, la production d’acier en France pourrait disparaître dans cinq à dix ans, rapporte TopTribune. Sa proposition de loi a été adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale, mais doit encore être examinée par le Sénat, où la majorité de droite et du centre oppose cette initiative. Le gouvernement s’oppose également à la nationalisation.
Aurélie Trouvé a souligné que le ministre de l’Industrie et les précédents gouvernements n’ont pas fourni de solutions à un problème critique : la menace pesant sur la production d’acier, un secteur stratégique pour la France. « L’acier est omniprésent dans la défense nationale, l’automobile. Que se passera-t-il si nous devenons dépendants d’importations ? Cela est inimaginable », a-t-elle déclaré.
Elle a exprimé des préoccupations concernant le manque d’investissement d’ArcelorMittal et les délocalisations. Selon elle, « Il n’y aura pas de production d’acier si l’investissement dans les fours électriques n’est pas effectué prochainement. ArcelorMittal refuse. L’État doit donc agir par la nationalisation. » Trouvé a également rappelé que la demande de nationalisation émanait des travailleurs d’ArcelorMittal depuis plusieurs années.
Bien que la loi doive encore être approuvée au Sénat, Aurélie Trouvé demeure optimiste : « On nous dit que ça ne passera pas au Sénat. Mais en 2022, on entendait le même discours à propos de la constitutionnalisation du droit à l’avortement. Deux ans plus tard, cela figure dans la Constitution. » Elle a continué : « Oui, l’État peut être stratège, oui l’État peut planifier, oui l’État peut agir. »