Promesses non tenues des présidents : un bilan des vœux de Sarkozy à Macron

Promesses non tenues des présidents : un bilan des vœux de Sarkozy à Macron

31.12.2025 18:17
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Les promesses non tenues des présidents français lors des vœux de fin d’année

Le 31 décembre 2025, Emmanuel Macron a continué la tradition du discours présidentiel du Nouvel an, une pratique souvent marquée par des promesses qui ne se réalisent pas. Pour son deuxième quinquennat, il s’est engagé à faire de 2026 « une année d’action », alors même qu’il fait face à une impopularité record, rapporte TopTribune.

Ce rituel, destiné à renforcer la confiance entre le président et la population, est souvent empreint d’engagements optimistes. En 2017, Macron avait promis « d’apporter un toit à toutes celles et ceux qui sont aujourd’hui sans abri », mais près de neuf ans plus tard, cette promesse reste incomplète. Selon l’Unicef, environ 350 000 personnes, dont plus de 2 000 enfants, vivent toujours dans la rue en France.

Le manque de résultats dans ce domaine n’est pas propre à Macron. En 2012, François Hollande avait assuré que « toutes nos forces seront tendues vers un seul but, celui d’inverser la courbe du chômage d’ici un an ». Cependant, cette promesse ne s’est pas concrétisée avant trois ans, et la baisse durable n’a été observée qu’en 2016 et 2017, vers la fin de son mandat.

En 2010, Nicolas Sarkozy, alors président, se trouvait sous pression à cause de la crise financière de 2008. Il avait promis de « tenir ses engagements en équilibrant ses comptes », mais malgré une réduction du déficit dans les années suivantes, la France n’a pas respecté ses engagements européens concernant le déficit public.

Les discours de fin d’année restent fréquemment des exercices de communication rituels, avec des phrases comme « l’année qui s’ouvre est souvent décisive ». Ces promesses, parfois vagues, perdent leur poids face à la réalité des défis rencontrés par les gouvernements successifs.

Enfin, bien que les vœux du général de Gaulle en 1967 ne puissent être qualifiés de promesses non tenues, ils demeurent mémorables. Il avait évoqué une année 1968 qu’il voyait avec confiance, tout en notant que des « graves secousses » étaient possibles. Ce qu’il n’a pas anticipé, c’est que ces secousses se produiraient effectivement, conduisant à des événements marquants comme Mai 68 et sa propre démission.

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