
Dans divers aéroports à travers l’Europe, des nouveaux dispositifs de contrôle de sécurité offrent désormais aux passagers la possibilité de garder leurs liquides et appareils électroniques à l’intérieur de leur valise cabine lors des contrôles, souligne le magazine Notre Temps. Cependant, cette avancée technologique n’entraîne pas de changement dans la réglementation : la limite de 100 ml pour les liquides emportés en cabine demeure inchangée, quelle que soit la destination.
Fonctionnement des nouveaux dispositifs
Ces instruments de contrôle, appelés tomographiques ou CT, ont la capacité d’analyser le contenu d’un bagage sous différents angles grâce à des rayonnements. Ainsi, le voyageur n’est plus contraint d’ouvrir sa valise sur le tapis roulant. Les agents de sécurité surveillent l’écran affichant une image précise de ce que contient le bagage. Ce processus est présenté comme une amélioration tant en matière de sécurité que de commodité pour les passagers.
Des scanners déjà déployés à Paris
En France, 28 scanners 3D sont déjà en fonctionnement, selon Aéroports de Paris : 22 se trouvent à Charles-de-Gaulle et six à Orly, au terminal T3. L’objectif est de fournir cette technologie sur l’ensemble des lignes de contrôle d’ici 2030. En attendant, les consignes habituelles demeurent appliquées : les liquides doivent être placés dans des récipients d’un maximum de 100 ml, regroupés dans un sac plastique transparent d’un litre et sortis de la valise avec les appareils électroniques, sauf indication contraire de l’agent de sécurité sur une ligne équipée du nouveau matériel.
De plus, les voyageurs doivent s’assurer de vider leur bouteille d’eau avant le contrôle, sauf pour les nourrissons, qui sont autorisés à garder 100 ml. Ils peuvent également remplir leur bouteille aux fontaines d’eau disponibles dans la plupart des terminaux, sans obligation de la jeter.
D’autres aéroports européens ont également mis en place ces scanners, notamment Amsterdam-Schiphol, Londres-Heathrow, Dublin, Madrid-Barajas, Barcelone-El Prat, Munich, Rome-Fiumicino, Milan Malpensa, Tallinn et Malte. Néanmoins, la règle des 100 ml doit être respectée par défaut.
Un déploiement européen encore incertain
L’Union européenne a donné son accord pour des scanners à tomographie assistée par ordinateur capables de détecter de manière fiable les explosifs liquides, ce qui pourrait ouvrir la voie à un assouplissement de la limite de 100 ml. Toutefois, chaque aéroport doit décider d’adopter cette technologie ; il ne s’agit pas d’une mesure automatique ni immédiate. Selon la Commission européenne, environ 700 scanners utilisant le nouveau logiciel sont actuellement en service ou en cours d’installation dans 21 pays de l’Union.
À l’aéroport de Francfort, le principal hub d’Allemagne, 40 des près de 190 couloirs de sécurité sont équipés de ces nouveaux systèmes, avec 40 appareils supplémentaires déjà commandés. Cela dit, les passagers restent soumis à la limite de 100 ml, faute de certitude sur le scanner qui se chargera de contrôler leur bagage : certains des dispositifs récents n’intègrent pas encore le logiciel adéquat.
Selon l’association allemande des aéroports, la mise en place nationale s’avère coûteuse et complexe, nécessitant non seulement de nouveaux équipements mais également des adaptations structurelles, ces machines étant plus imposantes. À Munich, les mises à jour logicielles ont été retardées jusqu’après la période de haute saison estivale.
En Espagne, un scanner CT est déjà opérationnel à Palma de Majorque, et d’autres sont en cours d’installation à Madrid-Barajas et à Barcelone-El Prat, où ils fonctionnent déjà sur certaines lignes de contrôle. En Roumanie, la mise à jour logicielle requise est presque achevée.
La société Bucharest Airports a informé l’agence AGERPRES que la levée des restrictions dépend de l’achèvement de l’installation de tous les équipements, avec une échéance prévue pour le premier trimestre 2026. Le service roumain de renseignement, responsable des contrôles de sécurité dans tous les aéroports nationaux, a mentionné en juillet 2025 que cette levée ne sera envisageable que dans les aéroports équipés d’appareils recertifiés.