Nicolas Sarkozy devant la cour d'appel de Paris pour répondre aux accusations de financement libyen

Nicolas Sarkozy devant la cour d’appel de Paris pour répondre aux accusations de financement libyen

04.05.2026 21:06
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Résurgence des soupçons de financement libyen : Nicolas Sarkozy devant la cour d’appel de Paris

L’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, a été entendu lundi 4 mai 2026 par la cour d’appel de Paris au sujet d’un présumé « système de rétrocommissions » impliquant Ziad Takieddine. Ce dernier, décédé en septembre 2025, est accusé d’avoir joué un rôle clé dans le financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Le défenseur de Sarkozy insiste sur le fait que les transferts d’argent libyen, totalisant 6,5 millions d’euros, n’étaient pas destinés à financer sa campagne, rapporte TopTribune.

Nicolas Sarkozy a qualifié les éléments présentés par sa défense de « lumineux » à la suite de l’analyse de 19 000 documents provenant d’une clé USB. En première instance, le tribunal avait évoqué des virements pouvant alimenter ses finances électorales, sans preuve tangible de l’arrivée des fonds. Pour contrer ces allégations, la défense a élaboré une thèse sur un système de rétrocommissions entre Takieddine et Abdallah Senoussi, figure clé du régime libyen de Kadhafi.

Sarkozy a affirmé avec assurance : « On est certain que Ziad Takieddine a touché beaucoup d’argent libyen et qu’il en a reversé au clan Senoussi ». Selon lui, de nouveaux éléments de preuve, allant des tableaux Excel aux factures, montrent que l’argent a été utilisé pour le train de vie luxueux de Mohamed Senoussi, et non pour financer sa campagne. Il a également critiqué le fait d’attendre le procès en appel pour présenter ces nouvelles informations.

Cependant, le président de la cour d’appel et le ministère public semblent sceptiques quant à cette défense, explorant plutôt les « relations d’argent » entre les deux hommes. L’avocat général a souligné qu’il n’y a aucune preuve reliant directement ces fonds aux dépenses de la campagne de Nicolas Sarkozy.

Le débat sur les finances de Ziad Takieddine est complexe, car il a géré plusieurs sociétés, rendant difficile la traçabilité de ses transactions. Olivier Géron, président de la cour, a mis en question les calculs de Sarkozy, qui a déjà reconnu une erreur de 200 000 euros dans ses propres calculs concernant les montants perçus par Takieddine et Senoussi.

L’ancien président a maintenu que, malgré les nombreux virements, aucun ne pouvait être tracé vers sa campagne, révélant son désespoir face à ces accusations. Les audiences se poursuivront avec les plaidoiries des parties civiles à partir de mardi, suivies des réquisitions et de la défense, avec la clôture prévue pour la fin mai.

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