Le Rassemblement national (RN) a connu une avancée marquante lors du second tour des élections municipales, remportant plusieurs dizaines de victoires, bien qu’il n’ait pas réussi à obtenir toutes les mairies convoitées dans les grandes villes. Malgré ces semi-échecs, le parti se réjouit d’une « percée historique », souligne Marine Le Pen, qui s’est déclarée satisfaite des résultats obtenus, en particulier dans de nombreuses petites et moyennes villes, rapporte TopTribune.
55 communes RN de plus de 3.500 habitants
Lors du premier tour, le RN avait déjà doublé son nombre de maires en remportant 24 communes, dont plusieurs sortants réélus. Au total, le RN a multiplié par six ou sept le nombre de ses édiles, atteignant 55 communes de plus de 3.500 habitants, dont 38 au second tour, après en avoir gagné 17 au premier.
Les listes du RN ont également vu l’élection de 3.006 conseillers municipaux, soit près du double du précédent record de 1.544 élus établi lors des élections de 2014.
Des « conquêtes » un peu partout, du nord au sud
Les victoires notables incluent Carcassonne et Castres, ainsi que de nombreuses communes tout au long de l’arc méditerranéen, de Menton à Agde. De Tarascon à Orange, le RN a réalisé des gains symboliques, notamment à Carpentras, où le parti a été associé à la profanation du cimetière juif en 1990.
Dans le Pas-de-Calais, le RN a également triomphé dans le bastion socialiste de Liévin, et a enregistré d’autres succès en Lorraine, dans le Loiret et dans la Sarthe.
Pas encore prêt pour les grandes villes
Jordan Bardella a déclaré que le RN avait réalisé la plus grande percée de son histoire, soulignant qu’« jamais le RN et ses alliés n’ont compté autant d’élus sur le territoire français ». Toutefois, certaines déconvenues persistent, notamment à Toulon, Nîmes et Marseille, où le RN n’a pas réussi à s’imposer malgré des résultats prometteurs au premier tour.