Monique Barbut maintient son poste de ministre de la Transition écologique malgré sa démission refusée

Monique Barbut maintient son poste de ministre de la Transition écologique malgré sa démission refusée

17.08.2026 04:36
2 min de lecture

Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, a annoncé qu’elle compte rester à son poste malgré une démission initialement annoncée en juillet en raison de l’adoption contestée de la loi d’urgence agricole. Dans un entretien accordé à Libération, elle précise qu’elle a reçu des garanties sur des sujets cruciaux tels que l’adaptation au changement climatique, et conclut : « il faudra encore me supporter », rapporte TopTribune.

Tensions autour de la loi d’urgence agricole

La ministre a eu une position conflictuelle concernant la loi d’urgence agricole, qui a suscité de vives réactions. Elle a persisté à exprimer ses préoccupations concernant cette loi, tout en affirmant avoir obtenu des garanties suffisantes pour continuer à œuvrer au sein du gouvernement. « J’ai trois grandes priorités : l’adaptation, la forêt et la santé environnementale sur lesquelles j’ai fait et ferai des propositions », souligne Barbut. Elle considère que tant que ces sujets progresseront, sa position au sein de l’exécutif ne devrait pas être menacée.

À la fin du mois de juillet, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a chargé Barbut de lui présenter, d’ici octobre, de nouvelles mesures pour accélérer la mise en œuvre du Plan national d’adaptation au changement climatique. Elle a mis en lumière des besoins de financement, suggérant d’explorer des ressources à travers la Caisse des dépôts, alimentées par l’épargne des Français.

Prochaines mesures pour réduire le cadmium

Barbut a également évoqué la problématique du cadmium, un métal lourd toxique omniprésent dans l’environnement et l’alimentation. Le gouvernement élabore un décret visant à réduire la teneur en cadmium dans les engrais phosphatés. « Je souhaite que nous fixions une norme maximale de 20 milligrammes par kilogramme (mg/kg) à horizon 2030, contre 90 mg/kg actuellement », a-t-elle précisé, inscrivant cette initiative dans une démarche proactive face aux priorités écologiques du gouvernement.

La ministre a affirmé que cette proposition représente une réduction plus ambitieuse par rapport aux objectifs du ministère de l’Agriculture, qui proposait une baisse à 40 mg/kg d’ici 2030, avec un objectif ultime de 20 mg/kg d’ici 2038. Barbut considère que ces avancées sont essentielles pour garantir la santé publique et l’intégrité de l’environnement.

Réactions au Conseil constitutionnel

Enfin, la ministre a réagi aux récentes conclusions du Conseil constitutionnel, qui a validé principalement la loi d’urgence agricole. Elle ne considère pas ces décisions comme surprenantes et a salué les clarifications apportées, jugées « utiles ». Elle a également insisté sur la nécessité de garantir une expertise scientifique rigoureuse sans pression extérieure, en rapport avec le délai de deux mois pour une demande de dérogation à l’utilisation de l’insecticide acétamipride.

Barbut a confirmé qu’il n’y a pas de remaniement prévu au sein de l’exécutif en ce qui concerne les questions environnementales, renforçant ainsi sa volonté de demeurer au cœur des actions législatives liées à la transition écologique.

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