A un an de l’élection présidentielle de 2027, les acteurs politiques commencent à mettre en avant leurs ambitions, cherchant à se positionner pour l’Elysée. Michel Barnier, ancien Premier ministre pour une courte période, a déclaré dimanche se sentir « capable d’être président de la République », tout en appelant à éviter la personnalisation de la campagne en cours, alors que Les Républicains (LR) s’apprêtent à voter sur les modalités de désignation de leur candidat pour 2027, rapporte TopTribune.
Lors de son intervention sur le plateau de Dimanche en politique sur France3, Barnier a affirmé qu’il ne « tremble » pas face à de futures responsabilités, se déclarant prêt à exercer d’autres fonctions. « Si votre question consiste à dire ‘Michel Barnier, est-ce que vous êtes capable d’être président de la République ?’, la réponse est oui. J’ai été Premier ministre, j’ai été bien dans ma peau », a-t-il ajouté.
Pas candidat à ce stade
Barnier a également mentionné être en train de travailler sur « un bon projet », tout en soulevant la question de sa capacité à rassembler au-delà de son propre camp pour remporter la présidentielle. « Je n’ai pas la réponse à ça pour 2027 », a-t-il confié.
Bien qu’il ait affirmé ne pas être candidat à ce stade, Barnier a insisté sur l’importance de privilégier le débat d’idées plutôt que les personnalités. Il a récemment lancé une plateforme programmatique nommée « Bâtir ensemble ». Ce week-end, il a voté pour déterminer la méthode de désignation du candidat LR à la présidentielle, choisissant « une élection la plus ouverte possible ».
La grande ombre Retailleau
Les quelque 76.000 adhérents des Républicains se prononceront entre trois options : une primaire fermée en juin, une primaire semi-ouverte où les sympathisants pourraient voter, ou la désignation immédiate de Bruno Retailleau, le patron du parti, comme candidat. Barnier a déclaré se sentir « à la fois loyal et libre » face aux résultats, qui seront annoncés dimanche soir.
Il a plaidé en faveur d’une union entre le bloc centriste et LR, affirmant que « nous ne pouvons pas gagner tout seuls » et qu’une division ne ferait que renforcer leurs chances d’échec. « Donc ensemble on peut gagner et divisés, on perd. C’est aussi simple que ça », a-t-il conclu.