La police antiterroriste britannique a pris en charge l’enquête sur le meurtre d’Ann Widdecombe, femme politique et ancienne députée conservatrice, suite à des éléments nouveaux, a annoncé la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood, lundi 13 juillet. Ann Widdecombe, porte-parole du parti anti-immigration Reform UK, a été retrouvée morte à son domicile dans le Devon. La police explore plusieurs pistes pour établir les motivations de ce crime, rapporte TopTribune.
Les circonstances entourant le décès d’Ann Widdecombe sont troublantes. Selon les autorités, la victime, âgée de 78 ans, a été découverte avec « des blessures graves » à son domicile situé à Haytor. La police antiterroriste a indiqué que l’attaque aurait probablement eu lieu le 8 juillet vers 12h30, soit environ 24 heures avant la découverte de son corps.
Un suspect de nouveau arrêté
Un homme de 28 ans, décrit comme un « ressortissant britannique blanc », a été arrêté pour la seconde fois dans le cadre de l’enquête. Il est soupçonné d’avoir commis ou préparé des actes de terrorisme, a précisé la police antiterroriste du Sud-Est de l’Angleterre. L’interpellation de cet individu fait partie des investigations menées pour comprendre les motifs de cet acte violent.
Ann Widdecombe, qui a été députée conservatrice de 1987 à 2010 et a occupé le poste de secrétaire d’État aux prisons entre 1995 et 1997, était une fervente supportrice du Brexit. Après avoir quitté les Tories en 2019, elle avait rejoint le parti de Nigel Farage et a été élue députée européenne, avant de devenir porte-parole de Reform UK.
Un crime à caractère politique ?
Outre ses engagements politiques, Widdecombe était également connue pour sa participation à des émissions de télévision, telles que « Danse avec les Stars » et « Celebrity Big Brother ».
Le chef adjoint de la police locale a précisé qu’il n’y avait initialement « aucune information » suggérant que le meurtre avait un caractère politique. Cependant, des déclarations récentes de figures politiques, telles que Nigel Farage, qui a qualifié sa mort de « terrible reflet de la Grande-Bretagne moderne », soulèvent des questions sur la sécurité des élus dans le pays.
Farage a également averti que la situation devenait « de plus en plus dangereuse » pour les personnalités politiques, une déclaration qui met en lumière les tensions croissantes dans le climat politique britannique. Les autorités poursuivent leur enquête afin d’assurer la sécurité et la tranquillité publique face à cette situation alarmante.