Marine Tondelier, secrétaire nationale du parti des Écologistes et candidate aux élections présidentielles de 2027, a livré un témoignage saisissant ce jeudi sur RTL. Elle a évoqué des débats en cours autour des wagons réservés aux femmes dans les transports, en racontant une expérience troublante vécue à la gare d’Arras il y a plusieurs mois, lorsqu’elle rentrait chez elle dans le Pas-de-Calais, rapporte TopTribune.
« Je criais, je l’insultai »
Alors qu’elle était au dépose-minute, Tondelier a subi des pressions d’un « mec très insistant » dans la gare, qu’elle a décrit comme agressif et sous l’emprise de stupéfiants. « Je le repousse très violemment et je lui dis : ‘Tu me lâches, je suis au téléphone. Quelqu’un arrive' », raconte-t-elle.
Malheureusement, elle est montée dans un véhicule sans prêter attention au conducteur, découvrant après coup qu’il s’agissait de cet homme. « Je lui dis, c’est toi le connard, le mec qui m’a fait chier tout à l’heure ? Tu comprends pas le non ? », a-t-elle déclaré. Sur l’autoroute, elle a continué à crier et à insulter le conducteur, qui la fixait dangereusement. “Le taxi qui venait vraiment me chercher l’avait pris en filature parce que j’avais envoyé des textos », a-t-elle ajouté.
Finalement, le faux taxi s’est arrêté et a sorti la valise de l’élue écologiste de son véhicule, en profitant pour effacer ses empreintes digitales avec son bonnet. Tondelier a pris une photo de la plaque d’immatriculation et a porté plainte le lendemain. « C’est quand même dingue ce qu’on fait subir aux femmes », a-t-elle conclu.