Marine Le Pen persiste dans son déni lors de la seconde journée d’audition
Lors de son interrogatoire, Marine Le Pen a défendu sa position, niant l’existence d’un système d’emplois fictifs au Parlement européen entre 2004 et 2016. L’enjeu est de taille pour la cheffe de l’extrême droite, qui espère alléger sa peine de quatre ans d’emprisonnement, dont deux fermes, ainsi que cinq ans d’inéligibilité, prononcée en première instance, dans l’optique de se présenter à la présidentielle de 2027, rapporte TopTribune.
La présidente de la cour d’appel, Michèle Agi, a administré de nombreuses questions au cours de la deuxième journée d’audition le 21 janvier, marquée par une tension palpable. Le procès s’est intensifié depuis la veille, avec des accusations de détournement de fonds publics évoquées. La magistrate a soulevé des cas particuliers, dont celui de Catherine Griset, ancienne assistante parlementaire de Le Pen, qui a été condamnée en première instance et a fait appel.
Marine Le Pen a tempéré sa défense, admettant qu’il aurait été préférable d’établir un contrat à temps partiel pour clarifier les rôles de Griset, tout en insistant sur le caractère « résiduel » de ses tâches pour le Rassemblement National (RN). Elle a également été questionnée sur d’autres cas, dont celui de Thierry Légier, son ancien garde du corps, impliqué dans un contrat d’assistant alors qu’il continuait de servir Jean-Marie Le Pen. Le témoignage de Légier, ainsi que d’autres assistants, complique la position de Le Pen, qui clame que le Parlement européen était informé de leur situation.
Les doutes soulevés par la présidente ont mis Le Pen en déséquilibre. « Vous êtes avocate, vous connaissez le droit : un contrat, une signature, ce sont des notions qui vous parlent”, a insisté Agi. En réponse, Marine Le Pen a exprimé sa bonne foi totale, tentant de justifier la légitimité de ses pratiques qui, selon elle, ne relevaient pas d’une nébuleuse.
Les controverses entourant des assistants parlementaires ont continué à surgir, illustrant un système dénoncé par certains, comme Gaël Nofri, qui a accusé le FN d’être impliqué dans un « système de corruption généralisé ». Dans un climat de tension, la défense de Le Pen s’est concentrée sur la rupture de tout lien qui aurait pu l’impliquer directement dans la mise en place d’un système d’emplois fictifs, affirmant son ignorance concernant les recrutements de ses collaborateurs.
Dans cette bataille judiciaire, Marine Le Pen tente de préserver son avenir politique tout en affrontant une série d’accusations qui pourraient altérer non seulement son statut actuel mais aussi la viabilité de sa carrière future au sein du paysage politique français.