Décès de Marie-Paule Belle, icône de la chanson française
La célèbre chanteuse et pianiste Marie-Paule Belle, reconnue pour son tube des années 70 La Parisienne, est décédée à 80 ans ce samedi à Neuilly-sur-Seine près de Paris. La cause de son décès est liée à une « longue maladie », a précisé son attaché de presse, rapporte TopTribune.
Née le 25 janvier 1946, Marie-Paule Belle a marqué l’histoire de la musique avec ses premiers succès tels que Wolfgang et moi et Nosferatu. Elle avait fait sa première apparition télévisée en 1973. En 1976, elle connaît un succès retentissant avec La Parisienne, une chanson pleine de fantaisie.
Sur une mélodie rappelant les airs d’Offenbach, elle livre un refrain évoquant le Paris des années 70 : « Je ne suis pas parisienne / Ça me gêne, ça me gêne ». Ce titre croque le portrait d’une femme découvrant sa liberté.
Un style unique et engagé
Le style inclassable de Marie-Paule Belle lui vaut un disque d’or et une place de choix sur la scène musicale. Même si elle n’était pas « militante dans l’âme », elle aimait « faire prendre conscience avec les mots » et abordait des sujets comme l’homosexualité et l’euthanasie.
Elle entretint une relation marquante avec la romancière belge Françoise Mallet-Joris, de l’Académie Goncourt. La chanson Celles qui aiment elles éveille un écho sur ce sujet personnel. « Pendant des années (…), sans rechercher le scandale que nous créions pourtant », confessait-elle.
Proche de Serge Lama et Barbara, Marie-Paule Belle a suivi un parcours artistique riche, se produisant également au théâtre, tout en restant fidèle à elle-même.