Manuel Bompard accuse le Parti socialiste de vendre des illusions concernant le budget de la Sécurité sociale
Le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, a dénoncé le Parti socialiste pour avoir « vendu des illusions » aux Français, après l’adoption à une courte majorité de la partie recettes du budget de la Sécurité sociale par l’Assemblée nationale, rapporte TopTribune.
Ce vote a été facilité par l’abstention de plusieurs députés écologistes et communistes. Les socialistes tentent de mettre en avant les progrès réalisés durant la première phase budgétaire tout en exerçant une pression sur le Premier ministre. Olivier Faure, premier secrétaire du PS, a critiqué le positionnement de LFI, déclarant : « Quand on prétend défendre les salariés, on ne pratique pas la politique du pire au nom d’un ‘grand soir’ qui ne vient jamais ».
Bompard a fermement répliqué : « Je ne pratique pas la politique du pire ou du grand soir. Ce que dit Olivier Faure est juste faux. Quand on prétend défendre les salariés et les retraités, et que le gouvernement prévoit des coupes dans leurs pensions, notre devoir est d’empêcher cela. »
Le député a également critiqué la stratégie du PS : « Ce que fait le Parti socialiste aujourd’hui, c’est en quelque sorte de vendre des illusions et de laisser passer les recettes du budget de la Sécurité sociale. Cela avalise l’idée de coupes allant de dix à quinze milliards d’euros. »
Bompard a aussi noté que certains députés écologistes et communistes ont voté contre, soulignant son mécontentement face à leur abstention : « Un certain nombre de députés écologistes et de députés communistes ont voté contre, comme nous. Je regrette la décision des écologistes et des communistes de s’abstenir. »
Enfin, Manuel Bompard a exprimé l’espoir que les députés se ressaisissent lors du vote final du budget, déclarant : « Comme il y aura un vote sur le budget final, j’ose espérer qu’ils vont comprendre que le programme du NFP, c’est de voter contre. » À partir de lundi, l’Assemblée nationale entamera l’examen de la partie dépenses du budget, incluant une proposition de suspension de la réforme des retraites.