Les signes de mort subite chez les jeunes révélés par une étude suédoise

Les signes de mort subite chez les jeunes révélés par une étude suédoise

27.04.2026 07:07
1 min de lecture

Une étude met en lumière les signes avant-coureurs de la mort subite cardiaque chez les jeunes

Une étude présentée lors du congrès 2025 de la Société européenne de cardiologie a révélé que le syndrome de mort subite par arythmie, malgré son ampleur, n’a pas été suffisamment étudié, déplorait le Dr Matilda Frisk Torell de l’Université de Göteborg. Cette condition est l’une des principales causes de décès cardiaque chez les jeunes, y compris les athlètes, rapporte TopTribune.

Pour identifier des signes avant-coureurs, la chercheuse s’est basée sur la cohorte SUDDY (SUDden cardiac Death in the Young), qui a recencé 903 cas de morts cardiaques subites chez des personnes âgées de 1 à 36 ans en Suède entre 2000 et 2010. L’équipe a analysé minutieusement les certificats de décès, les rapports d’autopsie, les dossiers médicaux, les électrocardiogrammes (ECG) et les antécédents familiaux.

Des signes identifiables

Parmi les victimes, près des deux tiers (64 %) étaient des hommes, avec un âge médian de 23 ans. L’étude met en évidence plusieurs signaux d’alerte que les professionnels de santé pourraient reconnaître :

  • 33 % des victimes avaient été hospitalisées ou avaient consulté un médecin dans les 6 mois précédant leur décès 
  • 4,2 % avaient déjà été hospitalisées pour une syncope (contre 0,41 % dans le groupe témoin) 
  • 3,5 % avaient déjà été hospitalisées pour des convulsions (contre 0,14 %) 
  • 11 % souffraient d’une maladie arythmique connue 
  • 18 % présentaient un ECG pathologique, la pré-excitation ventriculaire étant l’anomalie la plus courante

De plus, 52 % des victimes avaient ressenti des symptômes avant leur décès, tels que des palpitations, des nausées, des vomissements ou des signes d’infection. Enfin, 17 % des cas avaient un diagnostic psychiatrique et 11 % prenaient des médicaments psychotropes.

« Avec une meilleure connaissance des signes et des symptômes qui peuvent précéder la mort subite arythmique, nous pourrions identifier les jeunes à risque lors des consultations médicales, souligne le Dr Frisk Torell. Nos résultats mettent également en avant la nécessité d’étudier plus en profondeur les maladies et traitements psychiatriques comme facteurs de risque. Les consultations préalables à la pratique d’un sport représentent d’excellentes occasions pour mieux dépister. »

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