
Les livreurs en Australie opérant pour des services tels qu’Uber Eats verront leur rémunération horaire s’élever à 31,30 dollars australiens, équivalant à 19,15 euros, rapporte TopTribune. Cette décision, prise par la Fair Work Commission — l’autorité du travail en Australie — a été annoncée le mardi 11 août 2026, et son application commence dès le lundi suivant.
Ce nouveau salaire minimum concerne spécifiquement les livreurs exerçant sous des plateformes numériques, sans remettre en question leur statut d’indépendant. À cette occasion, la Fair Work Commission introduit une catégorie intermédiaire, celle de « quasi-employé », qui, tout en n’offrant pas les protections d’un contrat traditionnel, garantit un salaire minimum ainsi qu’une couverture en cas d’accident du travail.
Une rémunération supérieure au salaire national
Le montant de 31,30 dollars australiens alloué aux livreurs surpassent le salaire minimum national de 26,44 dollars australiens par heure. Cette différence découle du statut particulier de ces travailleurs, qui n’ont pas accès à tous les droits associés à un emploi salarié traditionnel. Cette mesure impacte des centaines de milliers de travailleurs à travers le pays.
Cette initiative a reçu un soutien unanime des syndicats et du gouvernement. La ministre de l’Emploi, Amanda Rishworth, a qualifié cette avancée de « progrès essentiel pour la mise en œuvre de protections robustes et d’un filet de sécurité plus juste ».
Du côté des syndicats, le Syndicat des travailleurs des transports, représentant également les travailleurs numériques indépendants, a exprimé son approbation envers cette décision. Son secrétaire national, Michael Kaine, a commenté : « Les travailleurs des plateformes en Australie ont été négligés trop longtemps […] À partir de lundi, ils bénéficieront d’un ensemble de normes qui sont sur la scène mondiale, que nous continuerons à renforcer à l’avenir. »
Les entreprises n’ont pas fait d’objections à cette décision. Uber Eats et DoorDash ont salué cette mesure dans un communiqué commun comme un filet de sécurité sectoriel permettant de préserver la flexibilité essentielle au travail à la demande.
Un cadre international
Cette décision en Australie s’intègre dans un cadre plus large. En juin 2026, les membres de l’Organisation internationale du travail (OIT) ont ratifié ce qui est considéré comme le premier traité international protégeant les travailleurs indépendants. Ce texte demande aux pays membres d’assurer aux travailleurs de plateforme des droits fondamentaux au travail, ainsi que des conditions de santé et de sécurité appropriées. Il inclut également des garanties en matière de rémunération, notamment l’application du salaire minimum lorsque celui-ci est en vigueur.