La question de la panthéonisation de Samuel Paty suscite un débat national
Le 16 octobre 2020, Samuel Paty, enseignant d’histoire-géographie dans un collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), a été assassiné et décapité par un islamiste à la sortie des classes, quelques jours après avoir montré à ses élèves deux caricatures de Mahomet publiées par Charlie Hebdo. Cinq ans après ces événements tragiques, le ministre de l’Éducation nationale a déclaré que sa panthéonisation est « quelque chose qui doit être réfléchi », notant qu’il comprend la démarche des partisans de cette démarche tout en émettant des réserves, rapporte TopTribune.
Edouard Geffray, ministre délégué à l’Éducation nationale, a exprimé à l’AFP que « la figure de Samuel Paty est devenue une figure symbolique très importante qui justifie une forme de considération nationale très particulière ». Il a précisé que le Panthéon a traditionnellement été associé à des contributions individuelles significatives dans des domaines littéraires ou scientifiques. Selon lui, « la situation de Samuel Paty est un petit peu différente (…) c’est une victime de terrorisme qui est devenue un symbole à son corps défendant ».
Dans une tribune publiée le 14 janvier dans Libération, le comité de soutien « Samuel Paty : un professeur au Panthéon » a demandé l’entrée du professeur au Panthéon. Les signataires ont affirmé que le faire panthéoniser serait « nommer clairement ce qui s’est joué ce jour-là » et « adresser un message clair aux enseignants de France ».
Par ailleurs, le procès en appel de quatre personnes qui avaient été condamnées à des peines de 13 à 16 ans de réclusion criminelle pour leur rôle dans l’assassinat de Samuel Paty doit débuter le 26 janvier à Paris.