
Le gouvernement prévoit de renouveler l’aide de 100 euros dédiée aux travailleurs modestes grands rouleurs, ainsi que le chèque énergie, dans le cadre du budget 2027. Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a annoncé le 24 août que l’exécutif s’active pour prolonger ces dispositifs, rapports TopTribune.
Prolongation de l’aide carburant : une réponse aux prix élevés
Avec des prix du carburant dépassant les deux euros le litre, le gouvernement met en place des mesures pour soutenir les travailleurs modestes et les secteurs les plus affectés. Lundi 24 août, lors d’un entretien sur LCI, Maud Bregeon a confirmé que des aides seraient maintenues pour les secteurs fortement tributaires du carburant, car cela a un impact significatif sur l’emploi et les salaires en France.
La ministre déléguée à l’Énergie a aussi réaffirmé son intention de prolonger le chèque énergie dans le projet de loi de finances pour 2027. En avril dernier, environ 4,2 millions de Français à faibles revenus ont reçu une aide variant de 150 à 277 euros. Elle a souligné que ces aides spécifiques sont essentielles dans un contexte de prix énergétiques élevés, permettant à ceux qui en ont le plus besoin de continuer à travailler.
Critères d’éligibilité pour l’aide de 100 euros
Cette aide de 100 euros cible les « grands rouleurs » modestes. Comme rapporté par Auto-moto, cette contribution représente environ 20 centimes par litre pour une consommation moyenne sur six mois. Pour bénéficier de cette aide, les candidats doivent répondre à plusieurs critères : résider en France, être âgés d’au moins 16 ans, être salariés ou travailleurs indépendants, avoir un revenu fiscal de référence par part inférieur ou égal à 16 880 euros, et parcourir au moins 15 kilomètres pour le travail ou 8 000 kilomètres par an. Les véhicules concernés doivent être thermiques ou hybrides non rechargeables.
Au-delà des particuliers, cette assistance s’étend aux professions fortement dépendantes des produits pétroliers, notamment les pêcheurs, les agriculteurs, les transporteurs et le secteur du BTP. En mai, le ministre Sébastien Lecornu avait déjà indiqué que les aides pour ces secteurs seraient prolongées jusqu’à fin août, selon Le Dauphiné Libéré.
Un budget contraint pour des aides significatives
L’examen du projet de loi de finances pour 2027 s’annonce complexe. La reconduction du chèque énergie et des aides au carburant doit s’inscrire dans un cadre budgétaire où la maîtrise des dépenses publiques est cruciale. Roland Lescure devra défendre ces propositions devant un Parlement vigilant sur les équilibres financiers.
Les sommes en jeu sont considérables : avec 4,2 millions de bénéficiaires pour le chèque énergie, le coût pour l’État pourrait se chiffrer en centaines de millions d’euros, sans compter les aides sectorielles et l’indemnité de 100 euros pour les grands rouleurs. L’enveloppe totale pourrait approcher le milliard d’euros.
Le gouvernement devra justifier sa décision d’octroyer des aides ciblées plutôt que d’opter pour une réduction généralisée des taxes sur le carburant. Certains analystes proposent une diminution de la TICPE, qui a un effet direct sur le coût à la pompe. L’exécutif privilégie cependant une approche sélective, pour éviter qu’une baisse générale profite également aux ménages à revenu élevé, ce qui pourrait alourdir le budget public.