Le lymphome de Hodgkin chez les jeunes adultes : un cancer méconnu en pleine lumière

Le lymphome de Hodgkin chez les jeunes adultes : un cancer méconnu en pleine lumière

16.02.2026 07:07
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Des jeunes adultes partagent sur les réseaux sociaux leur expérience avec le lymphome de Hodgkin, une initiative salutaire qui met en lumière un cancer souvent méconnu, représentant le lymphome le plus fréquent chez les adolescents et les jeunes adultes, avec la majorité des patients âgés de 20 à 30 ans, rapporte TopTribune.

Le lymphome de Hodgkin constitue environ 10 % des lymphomes, avec près de 80 000 nouveaux cas diagnostiqués à l’échelle mondiale en 2018. En France, cette année-là, on estime à 2 127 le nombre de cas, dont 58 % concernent des hommes.

Qu’est-ce que le lymphome de Hodgkin ?

Le lymphome est une forme de cancer touchant le système immunitaire. Dans le cas du lymphome de Hodgkin, les lymphocytes B, un sous-groupe de globules blancs, se développent de manière incontrôlée. Les cellules de Reed Sternberg, qui sont des lymphocytes B anormaux, s’accumulent et forment des masses cancéreuses au sein des ganglions lymphatiques, ainsi que dans d’autres organes comme la rate et la moelle osseuse.

Quels sont les facteurs de risque ?

Avoir un membre de la famille atteint de lymphome de Hodgkin augmente le risque de développer ce cancer par rapport à la population générale. L’immunodépression représente également un facteur de risque, avec des causes variées comme les maladies auto-immunes (par exemple, la polyarthrite rhumatoïde), certains traitements immunosuppresseurs nécessaires après une greffe d’organes et des infections, telles que celle par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH).

Par ailleurs, le virus d’Epstein-Barr, responsable de la mononucléose, peut accroître le risque de ce cancer en infectant les lymphocytes B et en activant leurs gènes de croissance. Des années plus tard, ces cellules infectées peuvent se transformer en cellules cancéreuses. Les hépatites B et C représentent également des facteurs de risque.

Quels sont les symptômes ?

Une augmentation du volume des ganglions lymphatiques, généralement au niveau du cou, peut indiquer la présence d’un lymphome de Hodgkin et entraîner un œdème facial. « Ces ganglions ne sont pas douloureux et leur évolution est lente », précise le centre anticancer Gustave-Roussy.

Le centre mentionne également d’autres symptômes possibles tels qu’une perte de poids, une fatigue, des sueurs nocturnes, une fièvre et des démangeaisons. Ces signes ne sont pas systématiquement présents, mais des ganglions volumineux peuvent parfois entraîner des difficultés respiratoires si ils compriment des organes adjacents.

Comment est posé le diagnostic ?

Le diagnostic est établi par le biais d’une biopsie, où un échantillon de tissu est prélevé d’un ganglion anormal. La détection de cellules de Reed Sternberg permet d’affirmer le diagnostic. Un “bilan d’extension” est ensuite entrepris, consistant en divers examens pour déterminer les localisations du cancer et ses stades évolutifs.

Quelle prise en charge ?

Le traitement du lymphome de Hodgkin repose principalement sur la chimiothérapie, dont la durée est ajustée en fonction du bilan d’extension. Environ un quart des patients peuvent également bénéficier d’une radiothérapie après la chimiothérapie. Ce cancer présente un bon pronostic, avec une survie globale dépassant 90 % chez les enfants et les jeunes adultes de moins de 20 ans.

Source : La Fondation pour la recherche sur le cancer, Le centre Gustave-Roussy, Institut national du cancer

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