Le gouvernement français publie une nouvelle liste d'animaux nuisibles pouvant être abattus

Le gouvernement français publie une nouvelle liste d’animaux nuisibles pouvant être abattus

21.08.2026 22:56
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Le gouvernement français a publié une nouvelle liste des espèces jugées nuisibles, permettant la chasse de la belette, de la fouine et du renard, autorisé à être piégé « en tout lieu », avec ou sans l’aide d’un chien. Cette décision, présentée comme une mesure pour gérer les espèces susceptibles d’occasionner des dégâts, a suscité une vive indignation des associations environnementales qui envisagent de porter un recours devant le Conseil d’État, rapporte TopTribune.

Ce texte, qui parait tous les trois ans, a été publié au Journal officiel le 21 août. La notification inclut la possibilité de chasser le renard, avec une mise en œuvre immédiate, ce qui a provoqué une réaction ferme de plusieurs groupes de protection animale. « Ce classement pourrait permettre de tuer 1,7 million d’animaux chaque année », a exprimé One Voice sur le réseau social X, soulignant que les études indiquent que l’abattage ne réduit pas significativement les dommages causés par ces espèces.

La Ligue de protection des oiseaux (LPO) soutient cette critique, soulignant que l’éradication des ESOD engendre des coûts considérables, dépassant de quatre fois les prétendus dommages économiques. Ces organisations ont également annoncé leur intention de contester cette réglementation devant le Conseil d’État.

Parallèlement, l’Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) a déclaré qu’elle « attaquera évidemment cet arrêté », évaluant le classement des renards comme « injustifié » et injustement hâtif, au regard de leur contribution positive à l’agriculture. Les associations externalisent leur colère en accusant cette liste d’être rédigée « sous l’influence du lobby de la chasse ».

Espèces supplémentaires sous pression

Outre le renard, d’autres espèces comme le corbeau freux, la pie bavarde, et le geai des chênes sont également touchés par cette législation. Les petits mammifères tels que la belette et la fouine peuvent être piégés tout au long de l’année, mais seulement à proximité de bâtiments ou d’élevages spécifiques.

Une approche qui manque d’efficacité

Une étude réalisée en mars par le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) conclut que la gestion des espèces nuisibles est inefficace et souvent contre-productive. « Aucune preuve tangible ne soutient l’idée que la destruction massive de ces espèces engendre des bénéfices », notent les chercheurs, évoquant que l’abattage sélectif est « inéfficace, économiquement injustifiable et éthiquement discuté ». Ils recommandent plutôt de concentrer les efforts sur des méthodes non létales pour prévenir les dommages.

Le coût global des mesures de gestion des ESOD s’élève entre 103 et 123 millions d’euros par an, alors que les dommages occasionnés par ces espèces sont estimés à seulement 8 à 23 millions d’euros.

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