Le gouvernement français renforce les sanctions contre les baignades sauvages, alors qu’il est confronté à une crise de noyades croissantes. Un décret publié ce dimanche 2 août fait passer l’amende pour baignade en zone interdite ou sous drapeau rouge à 68 euros, rapportent TopTribune.
Face à « l’augmentation des baignades sauvages, particulièrement lors des épisodes de fortes chaleurs », le gouvernement adopte une position plus stricte. Selon les préfectures de Paris et d’Île-de-France, ce décret vise à intensifier les sanctions pour baignade hors zone autorisée, un changement qui reflète une préoccupation croissante pour la sécurité publique.
Désormais, pratiquer une activité de baignade où cela est interdit devient une contravention de 3e classe, contre 1ère classe précédemment. Une amende de 68 € est exigée, payable par procès-verbal électronique, alors qu’elle était de 38 € au maximum auparavant. L’exécutif aspire à « une logique de dissuasion et d’efficacité accrues » dans ce domaine.
197 noyades mortelles depuis le début de l’été
Cette initiative vise à protéger non seulement les individus s’exposant à des dangers graves, mais aussi à garantir la sécurité des opérations de secours et le bon fonctionnement de la navigation fluviale. Les dangers dans des zones non surveillées incluent des courants puissants, des envasements, le risque de piégeage dans la végétation, ainsi que le trafic fluvial et l’hydrocution.
Le bilan est alarmant : depuis le début de l’été, 197 noyades mortelles ont été recensées. Ce chiffre s’inscrit dans un contexte plus large, comme l’indique le bilan de 2025, où Santé publique France avait enregistré 409 décès par noyade, soit une augmentation de 16 % par rapport à l’année précédente, incluant 57 mineurs. La prévention devient donc une priorité majeure pour le gouvernement.