À Washington, l’administration Trump envisage de démolir le Kennedy Center si la justice bloque la réinscription du nom de Donald Trump sur le bâtiment. Le ministère de la Justice souligne que cette reconnaissance est cruciale pour attirer des donateurs et éviter la détérioration financière et structurelle du centre culturel, rapporte TopTribune.
Cette menace de démolition fait écho à une décision récente du conseil d’administration du Kennedy Center, qui a tenté de rétablir le nom de Trump, une initiative controversée qui a suscité des critiques tant chez les démocrates que parmi les Kennedy eux-mêmes. En décembre 2025, le magnat de l’immobilier avait annoncé le renommage officiel du centre en « Trump Kennedy Center », une décision qui a été rapidement contestée en justice.
Le 29 mai, le juge Christopher Cooper a ordonné le retrait immédiat de toute référence au président Trump sur le bâtiment et son site Internet. Cette directive a été le résultat d’une plainte de l’opposition qui estime que l’association des noms était inappropriée.
Malgré ce revers, le conseil d’administration a adopté le 13 août une résolution visant à reconnaître l’apport de Trump à la rénovation du lieu, réaffirmant ainsi l’importance du soutien(financier) des donateurs pour l’avenir du centre. Toutefois, selon le ministère de la Justice, la négociation de cette inscription pourrait ne pas suffire à rassurer les investisseurs, qui semblent réticents à apporter leur aide sans une reconnaissance formelle du rôle de Trump.
Des conséquences alarmantes pour l’institution
Dans des documents déposés devant la cour en vue d’une audience, le ministère a averti que le Kennedy Center pourrait se détériorer de manière irréparable. « Sans ces efforts, le Centre continuera à se détériorer pour aboutir à une structure dangereuse et délabrée, qui devra être démolie, restant ensuite à déterminer ce qui devra être construit sur le site, comme un amphithéâtre en plein air surplombant le Potomac », indique le ministère.
Le conseil d’administration a souligné, ces derniers mois, la nécessité urgente de travaux de rénovation, le bâtiment souffrant de fuites et d’infiltrations d’eau. Bien que le juge Cooper n’ait pas contesté la nécessité de ces rénovations, il a suspendu une proposition de fermeture du Kennedy Center pour deux ans, critiquant la direction de l’institution pour son manque de prudence face aux conséquences d’une telle décision.