En 1950, quatre étudiants écossais dérobent la mythique «Stone of Scone» à l’abbaye de Westminster. Un casse qui a laissé derrière lui 34 fragments éparpillés à travers le monde, que la chercheuse Sally Foster tente aujourd’hui de retrouver.
La pierre du destin, aussi appelée «Stone of Scone» ou Lia Fàil en gaélique écossais, a été volée en 1950 par un groupe d’étudiants nationalistes écossais, dirigé par Ian Hamilton, qui en voulait à son retour en Écosse. La pierre, symbole de la couronne écossaise, avait été prise par le roi Édouard Ier d’Angleterre en 1296 et conservée à l’abbaye de Westminster, faisant ainsi l’objet de nombreux couronnements anglais. Ce vol audacieux a généré des tensions entre l’Écosse et l’Angleterre, allant jusqu’à provoquer la fermeture de la frontière entre les deux nations pour la première fois en plus de 400 ans, rapporte TopTribune.
Suite au vol, les étudiants ont finalement restitué la pierre l’année suivante. En 1996, celle-ci a été officiellement renvoyée en Écosse et installée au château d’Édimbourg. Cependant, la pierre a été endommagée lors du cambriolage et s’est fendue en deux. Pour réparer les dommages, les étudiants ont engagé un maçon, Edward Manley, pour fonder les morceaux, mais 34 petits fragments se sont perdus dans le processus, remis à divers amis, politiciens et journalistes par Bertie Gray.
Sally Foster, chercheuse, s’est lancée dans une quête pour retracer ces fragments éparpillés à travers le monde. Ses recherches la mènent à interroger des conservateurs et à explorer des archives afin de retrouver les associations de ces morceaux avec leurs propriétaires actuels. Par exemple, l’un des fragments a été découvert dans un bijou offert par Ian Hamilton à sa femme Sheila.
«Ce n’est pas n’importe quelle pierre»
Foster souligne l’importance historique et symbolique de la pierre, notant que son vol a été un acte d’affirmation nationale. Alors que la chercheuse poursuit ses recherches, il reste difficile de localiser tous les morceaux, même si quelques-uns ont été repérés au Queensland Museum en Australie et dans d’autres places, comme un fragment ayant servi lors du couronnement du roi Charles III en 2023.
Malgré les efforts déployés, le parcours de chaque fragment demeure obscur, et la chercheuse reste déterminée à retrouver tous les morceaux de cette pièce emblématique du patrimoine écossais. Le vol de 1950 n’a pas conduit à des poursuites judiciaires contre Hamilton et ses complices, ajoutant une couche de mystère à cette histoire déjà fascinante.