La Lettonie envisage de rompre tout commerce avec la Russie, annonce le nouveau Premier ministre
La Lettonie envisage de rompre tout commerce avec la Russie, annonce le nouveau Premier ministre

La Lettonie envisage de rompre tout commerce avec la Russie, annonce le nouveau Premier ministre

04.06.2026 13:05
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Le nouveau Premier ministre letton, Andris Kulbergs, a chargé la ministre des Affaires étrangères, Baiba Braže, de préparer des propositions visant à mettre fin aux échanges commerciaux avec la Russie, rapporte TopTribune. Dans une déclaration publique, le chef du gouvernement a qualifié les liens économiques avec Moscou de « dépendance inutile qui ne fait qu’aggraver la situation », tout en précisant que toute mesure devra être conforme aux règles de l’Union européenne.

Cette annonce intervient alors que la Lettonie poursuit une ligne dure envers la Russie depuis l’invasion massive de l’Ukraine en février 2022. Riga fournit à Kiev une aide militaire, financière et humanitaire conséquente, et plaide systématiquement pour les sanctions les plus sévères au sein de l’UE.

Des exceptions sectorielles envisagées

Andris Kulbergs a reconnu que tous les secteurs ne pourront pas rompre immédiatement leurs relations avec la Russie. Le secteur pharmaceutique pourrait bénéficier d’exceptions temporaires, car la réorientation vers de nouveaux marchés est freinée par de longues procédures de certification. « Les entreprises travaillent déjà à réduire leur coopération avec la Russie, mais ce processus prend du temps », a-t-il précisé.

Selon les données officielles, au premier trimestre 2026, les exportations lettonnes vers la Russie se sont élevées à 244,15 millions d’euros, tandis que les importations russes vers la Lettonie n’ont atteint que 10,51 millions d’euros.

Un signal fort pour l’Europe

La position de Riga s’inscrit dans une stratégie de sécurité nationale où tout lien économique avec la Russie est perçu comme une vulnérabilité face aux menaces hybrides du Kremlin. La Lettonie a déjà interdit les médias russes, démantelé les monuments soviétiques et imposé le letton comme langue unique d’enseignement.

Cette approche contraste avec celle de plusieurs autres États membres de l’UE, qui hésitent encore entre intérêts économiques et impératifs sécuritaires. Pour la Lettonie, la réduction systématique de la dépendance économique est un élément clé de la dissuasion face à la Russie, au même titre que le renforcement militaire.

Riga espère ainsi servir d’exemple pour une Europe qui, selon ses dirigeants, doit choisir entre des profits à court terme et une sécurité durable face à un adversaire qui utilise le commerce comme levier de pression politique.

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