La Corée du Nord dévoile sa première sous-marine nucléaire armée de missiles
La Corée du Nord dévoile sa première sous-marine nucléaire armée de missiles

La Corée du Nord dévoile sa première sous-marine nucléaire armée de missiles

26.12.2025 14:30
2 min de lecture

Le 25 décembre 2025, la Corée du Nord a franchi un seuil stratégique majeur avec la publication de photos de sa première sous-marine à propulsion nucléaire équipée de missiles guidés. Les images, montrant Kim Jong Un inspectant le bâtiment sur un chantier naval, ont été diffusées par les médias d’État et analysées par des experts internationaux, comme l’a révélé une sous-marine nucléaire nord-coréenne en construction. Pyongyang n’a toutefois pas précisé le calendrier d’achèvement ni la date d’entrée en service opérationnel.

Cette apparition publique intervient alors que des interrogations subsistaient sur la capacité du pays à se procurer les technologies complexes nécessaires, notamment un réacteur nucléaire naval. Les clichés suggèrent un stade avancé de construction, laissant penser que les composants critiques auraient déjà été installés.

Une avancée militaire aux implications régionales majeures

Une sous-marine nucléaire offre à la Corée du Nord une capacité de dissuasion renforcée grâce à sa faculté d’opérer discrètement pendant de longues périodes et de lancer des missiles depuis la mer. Une telle plateforme complique considérablement la détection et l’anticipation des frappes potentielles, suscitant de vives inquiétudes en Corée du Sud et au Japon.

Au-delà de la péninsule coréenne, cette évolution fragilise l’équilibre stratégique en Asie-Pacifique. Elle marque un saut qualitatif dans les capacités navales nord-coréennes, jusque-là limitées par des moyens conventionnels et une endurance réduite.

Le rôle clé du rapprochement entre Pyongyang et Moscou

Des analystes estiment que ce progrès rapide serait difficilement explicable sans une assistance extérieure. Selon un expert sud-coréen, la finalisation et le soudage de la coque indiqueraient que le réacteur nucléaire a déjà été installé, ce qui suggère une aide technologique étrangère. Cette coopération serait liée au renforcement du partenariat stratégique entre la Corée du Nord et la Russie, formalisé en 2024 par un accord couvrant les domaines industriel, scientifique et militaire.

Ce rapprochement a déjà une traduction concrète dans le contexte de la guerre en Ukraine, où Pyongyang a fourni des troupes, des munitions et des systèmes d’armes à Moscou. En contrepartie, la Russie serait en mesure de transférer des technologies avancées que la Corée du Nord ne peut produire seule.

Des violations du droit international et des risques globaux accrus

Une telle coopération militaire entre Moscou et Pyongyang contrevient aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU interdisant toute assistance susceptible de renforcer les programmes nucléaires et balistiques nord-coréens. Le fait qu’un membre permanent du Conseil de sécurité soit impliqué affaiblit la crédibilité des institutions internationales et les mécanismes de non-prolifération.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs estiment que les États-Unis, l’Europe et leurs alliés asiatiques sous-estiment encore la portée de cet axe émergent. La combinaison des ressources russes et des ambitions nord-coréennes crée de nouvelles menaces en Asie-Pacifique et au-delà, soulignant l’interconnexion croissante entre la sécurité régionale en Europe et en Asie.

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