La CFDT rejette la proposition de la CGT d'instaurer le 8 mars comme jour férié

La CFDT rejette la proposition de la CGT d’instaurer le 8 mars comme jour férié

19.04.2026 14:26
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La CFDT rejette la proposition de férié pour le 8 mars

La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a exprimé vendredi son désir d’instaurer le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, comme un nouveau jour férié. Cependant, Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, a annoncé dimanche 19 avril qu’elle ne soutient pas cette demande, dans le cadre de discussions autour de l’ouverture possible des boulangeries et fleuristeries le 1er mai prochain, journée habituellement chômée, rapporte TopTribune.

Marylise Léon a précisé que pour la CFDT, le 8 mars est avant tout une journée de grève. Elle souligne la nécessité d’un mouvement pour dénoncer les inégalités persistantes entre hommes et femmes dans le monde du travail. Ainsi, elle affirme que l’urgence réside dans le respect par le gouvernement de ses engagements et sa capacité à prouver qu’il respecte les travailleuses.

Elle a ajouté que « le sujet du jour, c’est d’avoir un calendrier qui permette véritablement de prouver que le gouvernement est engagé sur cette question de l’égalité entre hommes et femmes ». La directive concernant la transparence salariale, censée être transposée d’ici le 7 juin, est jugée inenvisageable avec l’actuel calendrier, en particulier face à la mise à l’ordre du jour d’une loi sur l’ouverture du 1er mai. Elle a exprimé sa colère en constatant que les questions d’égalité sont souvent reléguées au second plan.

Marylise Léon a également demandé à Sébastien Lecornu un « calendrier clair d’inscription de cette transposition de la loi » d’ici « la semaine prochaine », affirmant que cela prouverait un véritable engagement du gouvernement.

Enfin, concernant le récent déjeuner du Medef avec Jordan Bardella, dirigeant du Rassemblement National, elle a qualifié cette initiative de « cynisme ». Elle affirme qu’il est illusoire de penser qu’une telle rencontre pourrait influencer le programme économique du RN. « Si une invitation est faite, elle sera refusée par la CFDT », a-t-elle déclaré, rappelant que leur position n’est pas de mépriser les électeurs de cette formation, mais de ne pas légitimer leur discours.

Pour Marylise Léon, il est crucial d’avoir des repères clairs : « l’extrême droite – et le RN en particulier – n’est pas un parti comme les autres », ajoute-t-elle, soulignant que débattre avec eux équivaut à renforcer leur légitimité, ce que la CFDT refuse catégoriquement.

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