Jean-Michel Aulas critique ses anciens alliés de droite après son retrait de la métropole de Lyon

Jean-Michel Aulas critique ses anciens alliés de droite après son retrait de la métropole de Lyon

03.07.2026 04:36
2 min de lecture

Jean-Michel Aulas, ancien président de l’Olympique lyonnais, a exprimé jeudi son mécontentement face à ses collègues politiques locaux après avoir été battu lors des élections municipales en mars. Cette réaction fait suite au retrait de ses délégations à la métropole de Lyon, à la suite d’une plainte pour viol visant un de ses conseillers proches, rapporte TopTribune.

Aulas cible la « société civile » et les « jeunes loups impatients »

Dans une publication sur LinkedIn, Aulas souligne: « À chaque élection, les appareils politiques font les yeux doux à la société civile pour se donner de l’air, renouveler leur répertoire d’idées, reconquérir une confiance populaire qu’ils savent en ruine. » Il critique les partis qui, selon lui, ont exploité sa candidature sans lui accorder de véritable reconnaissance. Il déclare: « Plusieurs partis avaient surfé sur la dynamique de notre candidature […] pour conduire à une confortable majorité à la Métropole que peu anticipaient. »

Jean-Michel Aulas, tout en évitant de nommer des personnes, mentionne que ces partis ont favorisé « quelques jeunes loups impatients » tout en trahissant l’esprit de la société civile, qui, selon lui, se retrouve souvent marginalisée après avoir été utilisée.

Contexte de la plainte et conséquences

Aulas est critiqué pour avoir gardé en fonction son directeur de communication tout au long de la campagne municipale, alors que la plaignante l’avait averti des accusations en février. L’accusatrice, une militante d’une vingtaine d’années, affirme avoir été victime d’un viol par soumission chimique début janvier, ce que conteste le conseiller concerné. La plainte a été déposée en mai.

À la suite de la révélation de cette plainte, le 10 juin, Véronique Sarselli, présidente LR de la métropole, a exigé le retrait de Jean-Michel Aulas et de deux de ses associés, qui avaient rejoint la métropole grâce à une alliance électorale. Bien qu’il ait initialement refusé, Aulas a finalement cédé sous la pression de son groupe, entraînant leur retrait de leurs fonctions.

Éclatement du groupe Cœur lyonnais

A la métropole, Aulas avait allié ses forces avec Véronique Sarselli, en dirigeant le mouvement Grand cœur lyonnais. Ce mouvement intégrait de nombreux candidats des sociétés civiles ainsi que de divers partis, y compris le MoDem, LR, Renaissance et Horizons. À Lyon, Aulas a également pris ses distances de son rôle d’opposant au maire écologiste Grégory Doucet, et le groupe Cœur lyonnais qu’il présidait s’est désintégré peu après.

Il conclut sur LinkedIn: « Tout cela visait donc surtout à remettre la société civile là où certains estiment qu’elle doit rester: dans le décorum, loin des postes et des candidatures qui permettent à une certaine classe politique de continuer à exister. Cette manœuvre n’est pas morale. Elle est habituelle. Elle est cynique. »

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