Javier Milei confronté à des accusations d'escroquerie liée à la cryptomonnaie $LIBRA et la perte de 114.000 portefeuilles

Javier Milei confronté à des accusations d’escroquerie liée à la cryptomonnaie $LIBRA et la perte de 114.000 portefeuilles

17.03.2026 10:36
2 min de lecture

En février 2025, le président argentin Javier Milei avait annoncé sur X un projet de cryptomonnaie, la $LIBRA, avant de se rétracter quelques heures plus tard. Entretemps, la monnaie avait connu une forte hausse avant de s’effondrer, rapporte TopTribune. L’affaire de cette cryptomonnaie refait surface avec de nouvelles accusations à l’encontre de l’exécutif argentin. Des députés envisagent de relancer une enquête parlementaire à la lumière des dernières révélations de la presse.

Selon les conclusions d’une commission d’enquête parlementaire, plus de 114 000 portefeuilles virtuels ont enregistré des pertes suite à cette opération, 500 d’entre eux ayant perdu plus de 100 000 dollars. En revanche, 36 investisseurs ont réalisé des gains supérieurs à un million de dollars. Ce rapport, qui a été présenté par l’opposition en novembre 2025, évoque une « escroquerie présumée » sans pouvoir imposer des sanctions, mais appelle le Parlement à examiner si Javier Milei a commis un « manquement ».

Javier Milei a toujours nié avoir « promu » la $LIBRA, arguant qu’en tant que « techno-optimiste », il souhaitait rendre visible un projet potentiellement bénéfique pour les PME argentines. Il a toutefois admis son manque de connaissance sur les détails du projet. Cependant, le quotidien La Nacion a récemment divulgué des messages présumés échangés entre Mauricio Novelli, un lobbyiste du secteur crypto proche de Milei, et un promoteur américain de la $LIBRA.

« Un accord »

La presse rapporte qu’une analyse du téléphone de Mauricio Novelli aurait révélé des échanges sur un « accord » présumé en échange d’un soutien financier de 5 millions de dollars pour le projet de $LIBRA. De plus, des échanges téléphoniques entre Novelli, Milei et sa sœur, Karina, secrétaire générale de la présidence, auraient eu lieu dans les heures précédant le lancement de la cryptomonnaie. Ces informations restent cependant non vérifiées par des sources judiciaires.

« Mafia médiatique », a commenté Javier Milei sur X, balayant les accusations.

« Rien d’improvisé ni d’accidentel »

Maximiliano Ferraro, président de l’ancienne commission parlementaire, affirme que les révélations récentes montrent une « trame de coordination » entre des acteurs marginaux du monde de la crypto et le cercle proche du président. Il estime qu’il n’y a « rien d’improvisé ni d’accidentel » dans cette affaire.

La commission a transmis ses conclusions à la justice pour alimenter l’enquête pénale en cours. Lundi, Ferraro a annoncé qu’il comptait porter plainte contre le procureur en charge de l’enquête pour « obstruction » et « possible dissimulation ». Il a également déclaré que la commission « éteinte » relancerait un « comité ad hoc » pour examiner les nouvelles informations et demander l’audition de Milei et de sa sœur par le Parlement. Cependant, cette démarche semble hypothétique, car les députés n’avaient pas réussi à obtenir ces auditions en 2025, et la composition du Parlement a changé en faveur de Milei suite aux élections de mi-mandat d’octobre.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER