Raphaël Glucksmann décline toute alliance avec LFI, dénonçant son antisémitisme

Raphaël Glucksmann décline toute alliance avec LFI, dénonçant son antisémitisme

17.03.2026 11:16
1 min de lecture

Critiques internes au Parti socialiste face aux alliances avec La France insoumise

Le 17 mars 2026, l’eurodéputé Raphaël Glucksmann a vivement critiqué les alliances entre le Parti socialiste (PS) et La France insoumise (LFI) à quelques heures de la date limite de dépôt des listes pour le second tour des élections municipales. « On ne peut pas dire que Jean-Luc Mélenchon tient des propos antisémites et ensuite constituer avec lui et son parti des pseudo fronts antifascistes », a déclaré Glucksmann, soulignant l’incohérence de ces rapprochements, rapporte TopTribune.

Alors que plusieurs villes, dont Toulouse et Nantes, voient les socialistes s’allier avec LFI, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, continue de nier tout « accord national ». Glucksmann a affirmé que la liste des villes où les socialistes fusionnent avec LFI s’allonge, critiquant cette orientation : « Nous avons une ligne claire partout en France », a-t-il ajouté. Selon lui, « la politique, c’est aussi une affaire de clarté ».

Glucksmann a insisté sur le fait que les électeurs ne doivent pas écarter les conséquences d’une alliance avec un parti dont le leader est souvent accusé de propos antisémites. « On ne s’allie pas avec un parti qui tient des propos antisémites ou qui menace les principes de la République », a-t-il réaffirmé. En revanche, Faure soutient que « les programmes des listes avec lesquelles nous avons parfois fusionné ne comportent ni discrimination ni racisme ni antisémitisme ».

Le député européen a également évoqué le refus de plusieurs maires, tels que Benoît Payan à Marseille et Emmanuel Grégoire à Paris, d’établir des alliances avec LFI. « Ça c’est la politique au sens noble, au sens grand du terme », a-t-il déclaré, tout en exprimant son espoir de voir Grégoire remporter la mairie de Paris, malgré l’alliance de son concurrent avec des figures de droite.

Dans un contexte où les opinions au sein du PS semblent divisées, Glucksmann a appelé ses collègues à « être courageux » et à prendre position fermement contre les alliances jugées inacceptables. « Il faut acter les choses, il ne faut pas avoir peur de trancher », a-t-il conclu, mettant en lumière la nécessité d’une ligne claire qui respecte les valeurs de la démocratie et de la République.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER