Hervé Marseille évoque le soutien gouvernemental à Edouard Philippe et les conséquences de la canicule
Lors d’une apparition dans l’émission « 4 Vérités », Hervé Marseille, président de l’UDI et du groupe Union centriste au Sénat, a abordé le soutien de Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, à Edouard Philippe en vue de l’élection présidentielle de 2027, ainsi que les retombées de l’épisode caniculaire que la France a récemment traversé, rapporte TopTribune.
Alors qu’il était interrogé sur cette annonce, Marseille a précisé : « Non, pas encore. Ce qui est sûr, c’est que si on ne veut pas aller dans le mur à la rentrée, après les vacances qui, je l’espère, seront profitables pour la réflexion, il faudra trouver le moyen de se retrouver. Il ne peut pas y avoir plusieurs candidats. Sinon, nous serons les spectateurs du match Mélenchon et Le Pen, et c’est quelque chose que je ne crois pas bon pour le pays. »
Le président de l’UDI a reconnu qu’Edouard Philippe était en tête des intentions de vote, mais a souligné la nécessité d’une union au sein de la droite et du centre pour éviter une fragmentation des voix. Il a aussi rappelé que les législatives viendraient rapidement après les présidentielles, indiquant qu’il était impératif de s’assurer d’une majorité à l’Assemblée nationale.
Interrogé sur la canicule, Marseille a noté les critiques dirigées contre le gouvernement, lui reprochant de ne pas avoir anticipé cette crise. Il a déclaré : « Quoi qu’il arrive, et quel que soit le gouvernement, on reproche toujours au gouvernement de ne pas en avoir assez fait. Le gouvernement a réagi avec les moyens du bord ». Il a rendu hommage au personnel de santé et souligné que des solutions durables étaient nécessaires face à de tels événements extrêmes.
Concernant les conséquences de la canicule, Marseille a confirmé les rapports d’une saturation dans les funérariums, en particulier en Île-de-France. Il a déclaré : « On va être obligé de faire comme durant la période de la Covid, c’est-à-dire trouver des moyens de substitution, notamment avec des blocs réfrigérés ».
Marseille a également critiqué l’insuffisance des moyens investis pour anticiper de telles crises, mentionnant que le Fonds vert avait été réduit de trois fois par rapport aux besoins. Selon lui, les priorités budgétaires ont varié au fil du temps, rendant difficile une réponse adéquate aux différentes urgences, y compris celle de la canicule. « On ne peut pas payer tout le temps pour tout. Il faut faire des choix », a-t-il ajouté.