Après le premier tour des élections municipales au Havre, des accusations de fraude électorale émergent, notamment sur le réseau social X, où des internautes dénoncent l’utilisation des machines à voter électroniques. Le maire sortant, Edouard Philippe (Horizons), a remporté ce tour avec plus de 43 % des voix, alors que son principal adversaire, Jean-Paul Lecoq (PCF), a obtenu 33 %. Ces déclarations de fraude semblent basées sur des craintes concernant la transparence du vote, rapporte TopTribune.
Les accusations se concentrent sur les machines à voter, utilisées dans la ville depuis 2005. Un internaute a remarqué que ces machines étaient semblables à celles utilisées par Kamala Harris et Joe Biden aux États-Unis, ajoutant une dimension de méfiance inutile. Des commentaires tels que « Triche » et des références à Dominion, le logiciel de vote, circulent sur X, sans fondement factuel.
FAKE OFF
Le ministère de l’Intérieur a été sollicité pour clarifier ces allégations, et souligne qu’aucune preuve ne soutient les accusations de fraude. Dans un communiqué, il a affirmé que France n’a jamais utilisé les services de la société Dominion pour l’organisation des élections. Actuellement, seule une machine, le modèle ESF 1 de la société néerlandaise NEDAP, est en usage en France, en configuration transparente avec la présence de représentants de tous les groupes politiques.
Concernant les sondages qui auraient annoncé un échec d’Edouard Philippe, ceux-ci se fondent souvent sur des projections inexactes. Lors des élections, Philippe était prévu pour gagner avec 37 % des intentions de vote, alors que Jean-Paul Lecoq le talonnait à 35 %. Finalement, la réalité a révélé une différence encore plus grande en faveur de Philippe, ce qui soulève des questions sur la fiabilité des sondages.
Pour le second tour, prévu le 22 mars, Edouard Philippe fera face à Jean-Paul Lecoq et à Franck Keller (UDR/RN), qui a récolté 15 % des voix. Le maire sortant se trouve donc dans une position délicate, devant se battre pour conserver son poste, contrairement à ce que la propagande sur les réseaux sociaux pourrait laisser entendre.