François Hollande et Édouard Philippe débattent des retraites lors d'un événement des Gracques

François Hollande et Édouard Philippe débattent des retraites lors d’un événement des Gracques

12.04.2026 09:07
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Un débat animé entre François Hollande et Édouard Philippe s’est tenu samedi sous l’égide du think tank Les Gracques, où les deux hommes se sont opposés sur la question des réformes des retraites. Édouard Philippe, président du parti Horizons, a réitéré sa position selon laquelle il sera nécessaire de « travailler plus », y compris par le biais d’un décalage de l’âge légal de départ à la retraite, rapporte TopTribune.

Lors d’une table ronde consacrée à l’état des finances publiques, Philippe a été interrogé sur sa position concernant un éventuel report de l’âge de départ à la retraite à 65, 66 ou 67 ans. Il a répondu : « La question que vous posez là, c’est la bonne façon de continuer à crisper tout le monde ».

Philippe défend la méthode douce

Philippe a précisé : « Je continue à penser ce que je pense. […] Nous subissons une équation assez comparable à celle de nos voisins […] et pour éviter un gouffre économique, il faudra accepter l’idée de travailler plus. » Il a toutefois reconnu la délicatesse de la situation, soulignant un « refus français sur ce sujet » et plaidant pour une approche progressive plutôt que brutale.

Considérant les « spécificités sociales » des travailleurs, il a affirmé qu’il n’était pas sûr qu’il soit juste de demander les mêmes efforts à tous.

Hollande s’inquiète de la « souffrance au travail »

De son côté, François Hollande a exprimé son soutien à l’idée d’un accroissement du nombre de personnes dans l’emploi et a plaidé pour la prise en compte des coûts humains liés au travail. Il a déclaré : « C’est bien beau de dire qu’on va travailler plus. Faut-il encore pouvoir être accueilli dans une entreprise qui nous permet de travailler plus. » Il a également soulevé la question de la « souffrance au travail », insistant sur la nécessité d’une « politique du travail » complète pour permettre d’augmenter le nombre d’heures travaillées en France.

Édouard Philippe a contre-attaqué en rappelant que dans les pays voisins, la démocratie sociale incarne l’idée qu’il faut travailler plus longtemps pour être prospère, se disant plus social-démocrate allemand que Hollande. Ce dernier lui a rétorqué que les socialistes avaient toujours plus de succès à l’étranger.

Hollande a conclu en soulevant un « beau clivage » : « Est-ce qu’on fait travailler plus de citoyens ou on fait travailler ceux qui travaillent déjà davantage ? »

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