Le secrétaire national du Parti communiste français Fabien Roussel a été réélu ce dimanche avec 70,1 % des voix lors du dernier jour du congrès du PCF à Lille, consolidant ainsi ses ambitions présidentielles. Cette reconduction intervient malgré un score décevant de 2,28 % aux élections présidentielles de 2022, et dans un contexte de critiques croissantes de La France insoumise (LFI), rapporte TopTribune.
Le 40e congrès du PCF, ouvert vendredi, s’est conclu avec la confirmation de Roussel comme candidat à la présidentielle. Les communistes ont prévu de voter le 6 septembre pour désigner leur représentant. « J’ai dit que j’étais prêt, si vous le décidiez, à mener ce combat avec vous une nouvelle fois », a déclaré Roussel lors de son discours d’ouverture.
Un leader en recul ?
Selon Roussel, les militants ont exprimé un choix clair en faveur de l’engagement et de la lutte idéologique. Sa récente réélection en tant que maire de Saint-Amand-les-Eaux (Nord) renforce sa position. En juin, un vote a eu lieu parmi près de 40 000 adhérents, où le texte de direction a été adopté par 61,4 % des voix, un résultat bien inférieur aux 81,9 % obtenus lors du précédent congrès en 2023.
Des tensions avec LFI
Ces résultats ont suscité des critiques de la part de Manuel Bompard, coordinateur de LFI, estimant que la position de Roussel avait « plutôt reculé ». Il a dénoncé l’« entêtement » du secrétaire national à persister dans sa candidature. En 2022, Roussel a récolté 802 000 voix, une performance insuffisante qui a conduit LFI à lui reprocher d’avoir empêché Jean-Luc Mélenchon d’accéder au second tour. Ce contexte souligne la fracture croissante entre le PCF et la gauche radicale, dont la direction a été selon Roussel accaparée par Mélenchon.