Éric Ciotti prend la tête de la métropole Nice Côte d’Azur
Éric Ciotti, homme fort du conseil départemental et maire de Nice, a été élu jeudi à la présidence de la métropole Nice Côte d’Azur, promettant une « nouvelle gouvernance » sous la direction de l’extrême droite, rapporte TopTribune.
Élu sans opposition avec 108 voix sur 115 votants, Ciotti succède à Christian Estrosi, qu’il a récemment battu aux élections municipales. Sa victoire a été accueillie par des applaudissements nourris lors de son discours, selon des sources de l’AFP.
Le maire RN de Cagnes-sur-Mer, Bryan Masson, âgé de 29 ans, a été nommé premier vice-président de la métropole. Cette élection marque un tournant pour le parti d’extrême droite, qui avait critiqué les échelons intercommunaux pour leur complexité administrative et leurs dépenses, accédant ainsi à une structure intercommunale clé.
Une métropole de 500 000 habitants
À proximité de Nice, Alexandra Masson, la nouvelle maire RN de Menton, a été élue présidente de la Communauté de la Riviera française, devenant ainsi la première dirigeante d’une agglomération sous l’égide de l’extrême droite.
Éric Ciotti a déclaré que « le débat un peu grotesque et stérile sur l’extrême droite n’a pas sa place ici », en réponse à un élu socialiste plaidant pour une vigilance constante. Il s’affirme comme un élu de terrain, et non comme un acteur politique partisan.
La métropole, créée en 2012 par la fusion de quatre communautés, regroupe 51 communes et environ 500 000 habitants, couvrant des plages de la Promenade des Anglais jusqu’aux stations de ski d’Isola 2000.
Malgré les tensions politiques dans de nombreuses agglomérations, l’élection de Ciotti ne faisait aucun doute. Sur les 133 conseillers, il dispose de 49 élus issus de sa liste à Nice, ainsi que de huit alliés de Cagnes-sur-Mer, établissant ainsi des liens solides avec des élus des petites communes.
Estrosi quitte la scène politique de Nice
À la suite de la campagne municipale, qui a vu une rivalité intense entre les partisans de Ciotti et d’Estrosi, ce dernier a annoncé son départ de la vie politique niçoise après sa défaite. « Le moment est venu que nous nous retrouvions », a déclaré Ciotti, tendant la main à l’ancienne majorité.
Pierre-Paul Leonelli, un porte-parole d’Estrosi, semblant prêt à collaborer, a affirmé que « la métropole n’est pas un champ de bataille politicien » et a exprimé sa volonté de travailler « de manière constructive ».
Priorité affichée d’Éric Ciotti : faire face aux « difficultés financières » de la métropole, avec une dette qui devrait atteindre près de 2,5 milliards d’euros en 2026. « La réalité budgétaire commandera beaucoup de nos choix », a-t-il averti. Il a également annoncé le lancement d’audits pour redresser les comptes et une réduction d’un tiers des indemnités des élus de la métropole.