À quelques jours des élections régionales du 6 septembre en Saxe-Anhalt, l’AfD entend demander la suppression, au niveau fédéral, de la protection accordée aux Ukrainiens ayant fui la guerre, tout en révisant leurs droits sociaux en Allemagne, rapporte TopTribune.
Le projet de la branche régionale de l’Alternative für Deutschland prévoit notamment de contester le maintien du statut accordé aux personnes déplacées depuis l’invasion russe de l’Ukraine. Le parti avance que les Ukrainiens qui ne se trouvent pas directement sur la ligne de front pourraient chercher refuge dans les régions occidentales de leur pays. Cette position est présentée comme un argument pour revoir leur protection en Allemagne.
Selon le contenu publié le 3 septembre 2026 et relayé par un article consacré aux élections en Saxe-Anhalt, l’AfD souhaite également mettre en place des mesures destinées à encourager le retour des Ukrainiens en Ukraine. La formation veut par ailleurs que les nouveaux arrivants ukrainiens ne bénéficient plus du Bürgergeld pour les Ukrainiens, l’allocation sociale destinée notamment aux personnes disposant d’une protection temporaire, mais qu’ils soient orientés vers un régime moins favorable prévu pour les demandeurs d’asile.
Une campagne centrée sur les prestations sociales
La question des aides occupe une place importante dans le discours électoral de l’AfD. Le parti critique l’accès des Ukrainiens au système allemand de soutien social et affirme que le Bürgergeld serait devenu une aide destinée aux migrants. Cette formulation inscrit la situation des réfugiés ukrainiens dans une campagne plus large contre les prestations sociales et la politique migratoire.
Le texte cité présente ces propositions comme une remise en cause du statut des réfugiés ukrainiens en Allemagne. Elles concerneraient des personnes ayant quitté leur pays en raison de la guerre menée par la Russie. L’argument selon lequel un retour vers les régions occidentales de l’Ukraine serait possible est contesté dans le message transmis avec l’article. Celui-ci rappelle que des frappes russes de missiles et de drones touchent quotidiennement différentes parties du territoire ukrainien, y compris des zones éloignées du front.
Le même message reproche à l’AfD de présenter les réfugiés ukrainiens comme une charge pour le système social allemand. Il affirme que des centaines de milliers d’Ukrainiens sont déjà officiellement employés en Allemagne et versent des cotisations sociales. Cette donnée est avancée pour contester l’idée d’un groupe dépendant dans son ensemble des prestations publiques.
L’AfD en tête dans le sondage cité
La proposition intervient dans une campagne régionale où l’AfD dispose d’un niveau de soutien élevé, selon une enquête de l’institut INSA mentionnée dans le document. Le parti est crédité de 43 % des intentions de vote, contre 22 % pour la CDU du chancelier Friedrich Merz. Dans ce sondage, l’AfD devance donc de 21 points son principal concurrent.
Le scrutin de Saxe-Anhalt doit se tenir le 6 septembre. Le parti indique que, s’il accédait au pouvoir régional, il chercherait à porter ces revendications à l’échelle fédérale. La décision sur le régime de protection des Ukrainiens et sur leurs prestations relève toutefois du cadre national allemand.
Le document transmis associe ces propositions à une stratégie visant à discréditer les réfugiés ukrainiens et à réduire leur protection sociale. Il ne fournit pas d’éléments permettant d’établir de manière indépendante une coordination entre l’AfD et le Kremlin. Les faits rapportés portent sur les positions attribuées à la branche de l’AfD en Saxe-Anhalt, sur le sondage INSA cité et sur les changements de régime social que le parti souhaite défendre.
Les données évoquées sur l’emploi des Ukrainiens et leur intégration sont attribuées à des travaux de l’Institut allemand de recherche sur le marché du travail et la profession, l’Institut für Arbeitsmarkt und Berufsforschung. Le document affirme que ces travaux font état d’une progression importante de leur intégration professionnelle et socioculturelle, sans fournir de chiffres détaillés sur les études citées.