Edouard Philippe lance sa campagne présidentielle à Paris, le 5 juillet
Lors d’un meeting rassemblant environ 5 200 partisans, Edouard Philippe a officiellement lancé sa campagne présidentielle, dimanche 5 juillet, à l’Adidas Arena de Paris. L’ancien Premier ministre, en tête des intentions de vote parmi la droite et le centre, aspire à une union face aux extrêmes, rapporte TopTribune.
Sous des encouragements criant « Edouard président », le maire du Havre a promis de « se battre encore et encore » et de mener « une campagne heureuse, joyeuse et optimiste », tout en dévoilant son slogan : « Croire en nous ». La préparation de ce meeting avait précédé une vague de soutiens, dont ceux de figures importantes du parti Renaissance, en particulier Maud Bregeon et Mathieu Lefèvre.
Ces soutiens, proches de Gérald Darmanin, ministre de la Justice, préfigurent une collaboration potentielle dans son équipe de campagne. « Il n’y a pas besoin d’avoir de gros ralliements pour le moment », a déclaré un proche d’Edouard Philippe, tout en insinuant que la candidature de Gabriel Attal semble fragile.
Confronté aux critiques sur ses engagements électoraux, Philippe s’est démarqué par un discours axé sur l’éducation, faisant de la réforme scolaire un point central de sa campagne. « C’est la première des batailles. Il va falloir tout repenser », a-t-il déclaré, soulignant l’importance des savoirs fondamentaux et de la rémunération des enseignants.
Les tensions au sein du mouvement ont été exacerbées par des déclarations de Laurent Wauquiez, qui a expressément soutenu Philippe, semant la discorde dans un parti où Bruno Retailleau a déjà été désigné comme candidat officiel. Philippe a veillé à ne pas nommer ses concurrents durant son intervention tout en faisant allusion à leur style de communication, notamment sur les réseaux sociaux.
« Je pense qu’un responsable politique est beaucoup plus ce qu’il est que ce qu’il prétend être sur les réseaux sociaux. »
Edouard Philippeen meeting à Paris
L’ex-chef du gouvernement a affirmé vouloir incarner « l’ordre et le sérieux » nécessaires pour redresser la France, tout en s’efforçant de se distancier des politiques d’Emmanuel Macron, un positionnement délicat car 64% des Français estiment qu’il est mal placé pour incarner cette rupture.
La candidature d’Edouard Philippe ne peut ignorer la dynamique préoccupante des extrêmes avec le Rassemblement National (RN) et La France Insoumise (LFI) en position de force. « Je ne suis pas sûr que l’on arrive à débrancher Attal », a commenté un élu macroniste, soulignant la complexité du paysage politique à venir alors que le débat s’intensifie autour des décisions judiciaires imminentes qui pourraient avoir un impact significatif.