Doomscrolling : les dangers de la consommation répétitive d'informations négatives pour la santé mentale

Doomscrolling : les dangers de la consommation répétitive d’informations négatives pour la santé mentale

04.07.2026 22:37
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Doomscrolling : un phénomène préoccupant dans notre consommation d’information

Le doomscrolling évoque la tendance compulsive à consommer des informations négatives, un comportement amplifié par les algorithmes des plateformes numériques qui ciblent nos intérêts. « On nous montre ce que nous avons envie de voir pour que nous restions connectés », rapporte TopTribune.

Le risque associé à cette surconsommation est l’exposition à une multitude de contenus anxiogènes, créant une spirale difficile à échapper. Ce phénomène peut affecter tout le monde, mais les populations vulnérables, telles que les adolescents ou ceux souffrant de problèmes de santé mentale, sont particulièrement exposées. Dans certains situations, ces algorithmes peuvent même diriger les utilisateurs vers des contenus liés à l’automutilation ou au suicide.

Une vulnérabilité amplifiée par les médias

Les chaînes d’information en continu exacerbent cette tendance, augmentant le cycle répétitif de mauvaise nouvelles. Olivier Duris remarque que « cela a été amplifié par la période de la crise du Covid-19 ».

Pour lutter contre le doomscrolling, les experts soulignent l’importance de l’information. Comprendre le fonctionnement des algorithmes est essentiel pour reprendre le contrôle, en choisissant délibérément des contenus variés et diversifiant ses sources d’information.

Un dialogue nécessaire pour contrer le phénomène

Le dialogue joue également un rôle clé, surtout avec les adolescents. Les parents sont encouragés à s’intéresser aux usages numériques de leurs enfants et à créer un climat de confiance pour faciliter les échanges sur les contenus qui les préoccupent.

Doomscrolling : un véritable enjeu de santé publique

Bien que le doomscrolling soit un concept relativement récent, les psychologues, comme Vincent Joly, soulignent que cela pose des questions plus larges sur l’économie de l’attention. Les plateformes ont un intérêt à capter un temps d’attention toujours plus important. « Le doomscrolling est réel, mais il faut aussi s’interroger sur le modèle de société qui le favorise », ajoute Joly, qualifiant ce phénomène de « véritable question de santé publique ».

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